Donald Trump continue de payer pour la prise du Capitole. En plus de se trouver face à une nouvelle procédure de destitution, le président américain sortant se fait exclure de tous les plus grands réseaux sociaux. Le dernier en date à avoir pris la décision de bannir le compte de l'homme politique n'est autre que Snapchat, rapportent nos confrères de TechCrunch.

Snapchat programme le bannissement du compte de Donald Trump

Snapchat a été l'un des premiers réseaux sociaux à agir suite à la prise du Capitole. C'est à travers la voix de l'un de ses porte-paroles que l'entreprise expliquait alors avoir appliqué "des mesures restrictives permanentes" au compte de Donald Trump. Moins de 10 jours plus tard, le petit fantôme jaune a revu sa sanction. Dès le 20 janvier 2021, soit le jour de l'investiture de Joe Biden, le compte du président américain sortant sera définitivement supprimé.

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Dans un communiqué de presse, Snapchat a expliqué sa décision de la façon suivante : "Dans l'intérêt de la sécurité publique, et sur la base de ses tentatives de diffusion de fausses informations, de discours haineux et d'incitation à la violence, qui sont des violations évidentes de nos lignes directrices, nous avons pris la décision de résilier définitivement son compte". En outre, la firme estime que le bannissement du compte de Donald Trump est "dans le meilleur intérêt de la communauté Snapchat" sur le long-terme.

Pour le président américain sortant, il s'agit là d'un nouveau coup dur. Snapchat s'est révélée être une plateforme particulièrement efficace pour cibler les jeunes citoyens. En ne pouvant plus s'adresser directement à cette audience, Donald Trump se voit privé d'un canal de communication puissant.

Les réseaux sociaux poussés par un même élan

D'autant plus que le magnat de l'immobilier est également privé définitivement de ses 88 millions d'abonnés sur Twitter. De leur côté, Facebook et Instagram ont annoncé une suspension à durée indéterminée de ses comptes. YouTube, également, a suspendu la chaîne de Donald Trump pour un minimum de sept jours quand, en parallèle, Reddit a supprimé un important forum pro-Trump de sa plateforme.

Pour l'homme politique qui a construit une base de fidèles partisans en grande partie grâce aux réseaux sociaux, cet élan de bannissements sera sans aucun doute un handicap important à l'avenir, aussi bien pour sa carrière politique, que pour ses ambitions commerciales.

Plus important encore, cette situation soulève des questions fondamentales quant aux pouvoirs détenus par les réseaux sociaux : ont-ils le doit de décider si un président démocratiquement élu a le droit de parole ou non ? Un débat qui prend une place de plus en plus importante au sein des gouvernements, et qui voit s'affronter deux camps : ceux qui estiment que les bannissements de Trump sont justifiés (voire nécessaires), contre ceux qui y voient des actes profondément anti-démocratiques. C'est d'ailleurs sûrement pour échapper aux critiques de ce deuxième camp, que Snapchat a décidé de programmer la suppression du compte de Donald Trump au jour de sa sortie de la Maison Blanche.