Et un de plus ! Ce mercredi 24 mars, SpaceX a réalisé un nouveau lancement Starlink, ajoutant 60 nouveaux satellites à une constellation de plus en plus garnie.

Comme à son habitude, la firme d’Elon Musk a effectué son lancement depuis le Centre spatial Kennedy en Floride. La fusée Falcon 9 utilisée à l’occasion est venue se poser sans encombre sur la barge Of Course I Still Love You dans l’océan Atlantique après avoir accompli sa mission ; il s’agissait de sa sixième réutilisation. Si la fiabilité du lanceur n’est plus à prouver, il démontre une fois de plus la prouesse réalisée par SpaceX en le rendant réutilisable. Il y a peu, l’un des Falcon 9 de l’entreprise a d’ailleurs effectué sa neuvième mission, établissant un nouveau record pour la firme, dont les exploits font frémir le secteur spatial européen.

Il s’agissait du quatrième lancement Starlink opéré par SpaceX en mars 2021. L’entreprise a ainsi placé 240 satellites en orbite en moins d’un mois. Au total, la constellation compte désormais plus de 1 300 appareils. À terme, il y en aura plusieurs milliers. Au fur et à mesure des lancements, le réseau Internet haut débit fourni par la firme s’étend à davantage de régions : au départ uniquement disponible aux États-Unis et au Canada, il est désormais possible de souscrire à un abonnement de 99 dollars par mois dans d’autres régions du monde, bientôt en France notamment.

Les personnes souhaitant obtenir le réseau doivent également payer 499 dollars pour la parabole leur permettant de se connecter aux satellites. Pour l’heure, les latences enregistrées sont très convenables et respectent les promesses de SpaceX, Elon Musk a quant à lui affirmé qu’elles allaient encore s’améliorer d’ici la fin de l’année. À terme, Starlink devrait être une source de revenus importante pour l’entreprise, mais elle doit également faire face à une concurrence toujours plus relevée, notamment avec Amazon qui prévoit de créer sa propre constellation, mais également avec OneWeb. 38 nouveaux satellites viennent d’ailleurs d’être lancés par l’entreprise américaine à bord d’un Soyouz russe.

Outre son réseau Internet, SpaceX possède une année très chargée : tandis que la deuxième mission habitée de la capsule Crew Dragon (avec un certain Thomas Pesquet à son bord) se prépare et devrait avoir lieu en avril, la société travaille aussi d’arrache-pied sur les prototypes de sa fusée Starship, ainsi que de son booster, Super Heavy.