Beaucoup de fans d’Elon Musk sont convaincus que Tesla est un leader mondial dans les voitures autonomes et dans les technologies de conduite autonome. L’homme le plus riche du monde a par ailleurs lui-même affirmé que son entreprise est à moins de deux ans du perfectionnement de ses technologies de conduite sans conducteur. Pourtant, John Krafcik, le CEO de Waymo, réfute cela et affirme que Tesla n’est même pas un concurrent.

John Krafcik monte au créneau

Il y a quelques jours, John Krafcik faisait déjà une sortie dans les médias pour expliquer pourquoi Waymo n’utiliserait plus jamais le terme « self-driving ». La filiale d’Alphabet précisait en début d’année que : « même si cela peut sembler anodin, c’est un changement important, car la précision linguistique est importante et pourrait sauver des vies. Nous espérons que la cohérence aidera à différencier la technologie entièrement autonome que Waymo développe des technologies d’assistance à la conduite (parfois appelées à tort technologies d’auto-conduite) qui nécessitent la surveillance de conducteurs humains titulaires d’un permis pour une conduite sûre« .

Sans jamais citer son nom, Waymo semblait pourtant déjà viser Tesla avec cette première sortie. Cette fois-ci, John Krafcik est allé encore plus loin dans une interview accordé à Manager Magazin, un magazine allemand. Il explique que : « Pour nous, Tesla n’est pas du tout un concurrent. Nous fabriquons un système de conduite totalement autonome. Tesla est un constructeur automobile qui développe un très bon système d’aide à la conduite ». C’est aussi simple que cela. Elon Musk ne partage évidemment pas l’avis de John Krafcik…

Les véhicules Tesla atteindront-ils l’autonomie complète ?

Selon la vision du patron de Tesla, son système d’aide à la conduite va s’améliorer progressivement, jusqu’à ce qu’il soit suffisamment performant pour fonctionner sans aucune supervision humaine. Une théorie qui peut s’entendre… Pas du point de vue de John Krafcik : « c’est une fausse idée que de continuer à développer un système d’aide à la conduite jusqu’à ce qu’un jour on puisse, comme par magie, passer à un système de conduite totalement autonome. En termes de robustesse et de précision, par exemple, nos capteurs sont d’un ordre de grandeur supérieur à ce que nous voyons sur la route chez les autres fabricants ».

Tesla estime pourtant que ses véhicules sont prêts pour une technologie entièrement autonome. En version bêta, Tesla a récemment permis à un Model 3 d’effectuer le trajet entre San Francisco et Los Angeles avec une seule intervention humaine. C’est une très belle performance mais cela donne raison à John Krafcik. Le Full-Self Driving de Tesla ne peut pas fonctionner sans qu’un chauffeur ne se trouve à l’intérieur du véhicule. Elon Musk avait pourtant prévu que ses véhicules seraient totalement autonomes en 2018… Il ne cesse de repousser l’échéance.

Google a déjà développé un système d’aide à la conduite par le passé

Waymo est parfaitement bien placée pour différencier conduite autonome et système d’aide à la conduite. En effet, en 2010, Google a lancé un projet de « voiture automatique ». La firme de Mountain View avait développé un système d’aide à la conduite similaire à l’actuel système de Tesla. L’entreprise américaine envisageait à l’époque de vendre sa technologie aux constructeurs du monde entier.

Ils ont pourtant fait marche arrière quand ils se sont rendus compte que les employés de Google qui testaient le système sur la voie publique faisaient trop confiance à cette technologie et qu’ils n’étaient plus suffisamment attentifs. Voilà ce qui a poussé Google a développé de véritables voitures autonomes avec Waymo.