Dans son article, le Washington Post semble bien renseigné quant à l’avenir de Facebook, grâce à quatre personnes proches de l’affaire. Selon le média américain, l’entreprise de Mark Zuckerberg pourrait être confrontée, dès le mois de novembre, à plusieurs accusations antitrust. Ces accusations se traduiraient concrètement par des plaintes et s’inscriraient en effet dans une grande procédure judiciaire à l’encontre du réseau social.

De prochaines plaintes suite aux différentes enquêtes ouvertes ?

Déposer des plaintes et accusations contre Facebook dès le mois de novembre traduit un élan de travail de la part de la Federal Trade Commission. Cette dernière continue de mener son enquête, aux côtés des procureurs généraux qui cherchent eux aussi des menaces pour la concurrence chez Facebook. Ces derniers seraient bien avancés dans le processus de dépôt de plainte, et chercheraient même à constituer une liste initiale de signataires d’ici vendredi. Les procureurs généraux ont concentré leur attention sur la stratégie de Facebook visant à acquérir la potentielle concurrence.

Depuis le mois d’octobre, nous savons que l’enquête menée par les procureurs généraux a pris beaucoup d’ampleur. Le nombre d’investigateurs est passé à 40 procureurs et Letitia James, la procureur général de New York avait indiqué que ceux ayant rejoints l’enquête étaient vivement inquiets par le fait que Facebook ait pu mettre en danger les données de ses utilisateurs, modifier leurs choix, ou encore augmenter le prix de la publicité.

De son côté, la FTC mène son enquête depuis bien plus longtemps. L’agence gouvernementale en charge de veiller sur l’application de la concurrence a jeté son dévolu sur Facebook et ses achats, tels que Instagram et WhatsApp. Son enquête a été ouverte l’année passée, peu de temps après que Facebook ait payé 5 milliards de dollars pour régler une enquête évoquant de multiples scandales liés à la confidentialité.

Facebook se défend comme il peut

Face à ces multiples enquêtes, Facebook a tenu à contrer ce qui semble lui être reproché. Un porte-parole de l’entreprise a ainsi indiqué que les régulateurs fédéraux auraient pu empêcher son acquisition de WhatsApp et Instagram, or ils ne l’ont pas fait.

Par ailleurs et plus tôt ce mois-ci, Chris Sgro a précisé dans un communiqué de presse « Les acquisitions font parties de tous les secteurs et ce n’est qu’une façon d’innover de nouvelles technologies pour offrir plus de valeur aux gens ». Cela, avant d’ajouter « Instagram et WhatsApp ont atteint de nouveaux sommets de succès parce que Facebook a investi des milliards dans ces entreprises ».

Cependant, du côté des enquêteurs, un certain nombre de preuves semblent avoir été accumulées. Notamment un mémo évoquant les discussions des dirigeants de Facebook, ou encore évoquant le rachat des principaux rivaux potentiels.