D’après le Wall Street Journal (WSJ), Facebook renonce à diffuser de la publicité pour tous les utilisateurs de WhatsApp. Le groupe compte finalement privilégier des fonctionnalités permettant aux entreprises de mieux communiquer avec leurs clients, rapporte le quotidien ce 17 janvier.

Rétropédalage de la part de Facebook

La nouvelle était tombée en mai 2019, WhatsApp devait intégrer des publicités dans l’onglet statut des utilisateurs dès 2020. Toutefois, Facebook fait un pas en arrière, selon une source proche du Wall Street Journal. L’équipe chargée d’intégrer les contenus publicitaires dans le service de messagerie aurait ainsi été dissoute.

Plutôt que de diffuser de la publicité pour tous, le groupe préfère améliorer les fonctionnalités du programme dédié aux entreprises pour communiquer efficacement avec leurs clients. Il serait dès lors question d’offrir des options payantes. Contrepartie trouvée pour compenser – en partie – la monétisation prévue grâce à la publicité dans les onglets WhatsApp.

Le départ des fondateurs

La démission du co-fondateur de WhatsApp, Jan Koum, en 2018 serait en lien avec l’idée de diffuser de la publicité sur WhatsApp. On se souvient de la version rapportée par le Washington Post à l’époque : l’homme était parti fâché avec Facebook, car l’entreprise ne respectait pas suffisamment les données personnelles des utilisateurs. Or Jan Koum, a toujours été connu pour être un fervent défenseur de la vie privée des utilisateurs. Un an plus tôt, c’est Brian Acton, l’autre cofondateur qui partait en tweetant #deletefacebook, suite au scandale de Cambridge Analytica. En 2019, ce dernier n’hésitait pas, lors d’une conférence à Stanford, non seulement à conseiller aux étudiants de supprimer leurs comptes Facebook, mais également à rappeler que le groupe cherchait simplement à gagner des milliards, en monétisant au maximum.

Le départ de Jan Koum a eu lieu peu de temps avant l’annonce de Facebook sur la monétisation grâce à Status. Connu pour considérer la publicité comme une insulte à notre intelligence, il est probable que c’eût été la goutte d’eau à l’époque, précipitant ainsi sa démission.

Dans tout cela, difficile de savoir exactement quelles sont les raisons qui ont poussé Facebook à faire machine arrière. Affaire à suivre…