Google et YouTube viennent tout juste de retirer plusieurs centaines de vidéos (au moins 300) de Donald Trump. Ces publicités politiques violaient les règles de la plateforme. YouTube a enfin décidé de réagir !

Plus de 300 vidéos de Trump supprimées sur YouTube

C’est lors d’une interview accordée à 60 Minutes, que Susan Wojcicki, directrice générale de YouTube, a confirmé que des publicités du président Trump avaient été diffusées sur la plateforme de vidéos, ainsi que sur Google. Elle précise que : “ces vidéos n’ont jamais été approuvées et c’est pour cette raison que nous devons les retirer de YouTube”. Un examen minutieux des publicités politiques est en cours aux États-Unis, à quelques mois du début des élections présidentielles dans le pays.

À ce propos, Twitter a été très clair : depuis le 22 novembre, les publicités politiques sont totalement interdites. Pour Jack Dorsey, le patron de Twitter : “un message politique gagne du terrain lorsque les gens décident de suivre un compte ou de retweeter. Le fait de payer pour atteindre une audience enlève cette décision, et force les gens à recevoir des messages politiques parfaitement optimisés et ciblés. Je pense que la portée d’un message politique doit être méritée et non achetée”. Ce choix est très fort d’un point de vue éthique et ne représente pas une grande perte financière pour le réseau social. Les publicités politiques ne correspondent qu’à une infime partie des revenus publicitaires de l’entreprise.

Les publicités politiques : le grand débat

Justement; une vidéo de Donald Trump diffusée sur YouTube accuse directement (et à tort) l’ancien vice-président et candidat démocrate à la présidence Joe Biden. Le président américain explique que Biden aurait offert une aide militaire à l’Ukraine en échange du renvoi d’un procureur qui enquête sur une société liée à son fils, Hunter Biden. YouTube a affirmé que cette vidéo ne violait pas ses politiques de sécurité et n’a donc pas voulu retirer le contenu.

Cette fake news a également été diffusée sur Facebook et il s’avère que là-aussi, la fake news n’a pas été supprimée. Facebook précise que sa décision était “fondée sur une croyance en la liberté d’expression et le respect du processus démocratique”. Zuckerberg a été très clair, il ne prévoit pas de bannir les publicités politiques sur sa plateforme. Les politiciens ont donc le droit de mentir délibérément sur les réseaux sociaux et de semer le doute dans l’esprit des électeurs. Ce n’est pas tolérable et surtout pas juste.