Après avoir amorcé un premier lancement de son service bancaire à Singapour, il semblerait que Razer s’intéresse maintenant à l’Europe et aux États-Unis. Selon CNBC, l’entreprise spécialisée dans le matériel pour les jeux a des ambitions bancaires d’ordre mondial et souhaite « dépoussiérer un réseau bancaire vieillissant ».

Après Singapour, Razer vise l’Europe et les États-Unis

Selon le co-fondateur de Razer, Min-Liang Tan : « Singapour n’est pas la seule juridiction que nous examinons pour le développement de notre service bancaire. Nous explorons aussi l’Europe, et les États-Unis ». Comme Razer est une marque connue partout à travers le monde, son PDG est convaincu qu’un service bancaire n’aurait pas de mal à convaincre les adeptes actuels de la marque.

L’entreprise basée à Irvine, en Californie, possède 60% d’un consortium appelé Razer Youth Bank. L’entité qui a déjà déposé une demande de licence pour développer une banque virtuelle à Singapour au début de l’année 2020. Razer a une vision mondiale et souhaite développer un réseau bancaire pour les jeunes, conçu selon leurs besoins.

Sur de nombreux marchés émergents, beaucoup d’habitants n’ont pas encore de comptes bancaires. Selon Min-Liang Tan, 1,7 milliard de personnes dans le monde ne sont pas « bancarisées » d’après les statistiques de la Banque mondiale. C’est notamment le cas en Inde, dans des pays d’Asie du Sud-Est ou en Amérique latine. À terme, Razer compte également se saisir de ce marché.

Objectif : dépoussiérer un secteur vieillissant

À ce stade, les ambitions bancaires européennes et américaines de Razer n’en sont qu’à leurs balbutiements. On sent néanmoins que l’entreprise est prête à s’attaquer à cette industrie qu’elle décrit comme vieillissante et vieille de plusieurs siècles.

Razer veut défier les prêteurs, petits et grands. De jeunes pousses se sont déjà positionnées sur ce créneau. C’est par exemple le cas de N26 qui compte déjà 5 millions de clients à travers le monde et qui pique même des clients à Citybank et Chase Bank. On pourrait même parler d’une vague de « néobanques ».

Razer a toujours eu une appétence pour le paiement. On se souvient qu’en 2019, l’entreprise s’associait déjà à Visa pour intégrer les cartes Visa prépayées à son service Razer Pay. À l’époque, Razer proposait un service de paiement mobile qui ne nécessitait pas la possession d’un compte bancaire. Une première étape pour mettre le pied dans se secteur afin de se structurer davantage.

Notons que Razer a réalisé une excellente année 2020, comme de nombreuses autres sociétés, en parti grâce au confinement. Les revenus de l’entreprise ont augmenté de 25,3% par rapport à l’année précédente. Les actions de la société ont augmenté de près de 23% à Hong Kong depuis le début de l’année.