Plusieurs fois repoussées à cause tout d’abord d’un désaccord entre Bercy et l’ARCEP, puis en raison de la Covid-19, cette fois-ci c’est certain, les enchères 5G auront bien lieu le 29 septembre. Le président de l’ARCEP, Sébastien Soriano, a confirmé le lundi 7 septembre sur Franceinfo le maintien de ces enchères.

Les enchères 5G sont maintenues pour fin septembre

Durant la pandémie de Covid-19, bon nombre d’utilisateurs ont rencontré des problèmes avec le réseau 4G en place pourtant depuis plusieurs années. L’instabilité du réseau a provoqué des difficultés pour les salariés en télétravail. Ce constat a poussé le groupe Bouygues a exprimé sa volonté de repousser les enchères 5G à septembre, d’autant plus que selon le groupe de télécom, il s’agit d’un marché qui ne représente aucun danger pour la compétitivité de la France.

Face à l’incertitude sanitaire actuelle, beaucoup se demandaient si les enchères 5G seraient maintenues à la fin du mois de septembre. Finalement, le président de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des Postes (ARCEP), a tranché en confirmant le maintien du démarrage des enchères pour le mardi 29 septembre. Le gouvernement et Free ont également fait savoir qu’il était temps que ces enchères débutent. Alors, que va-t-il se passer pendant cette procédure des enchères 5G ?

Dans le détail, les enchères porteront sur 11 blocs de 10 MHz dans la bande cœur 3,4 – 3,8 GHz, soit 110 MHz de bandes de fréquences. Chacun d’entre eux sera mis en vente à un prix de base fixé à 70 millions d’euros. Libre à chacun des quatre opérateurs français, à savoir Bouygues Telecom, Orange, SFR et Free, d’augmenter les enchères pour acquérir ces blocs de bandes de fréquences. Pour le moment, chacun d’entre eux possède déjà un bloc de 50 MHz, acheté 350 millions d’euros, les 110 MHz restants permettront de faire la différence. Selon Sébastien Soriano :

« Ces enchères dureront le temps que les différents opérateurs concourent et augmentent les prix pour avoir une quantité de fréquences plus ou moins importante ».

Les villes sont-elles prêtes à accueillir la 5G ?

Des enchères 5G pour déployer cette technologie à grande échelle en France d’accord, mais attention à la réticence de certaines grandes villes. Certains maires ne souhaitent tout simplement pas se voir imposer la 5G dans leur ville. Par ailleurs, le président de l’ARCEP l’a rappelé : « nous n’allons pas imposer la 5G. Elle n’est pas un projet de l’État, mais un projet industriel porté par les opérateurs télécoms ».

Pierre Hurmic, le nouveau maire de Bordeaux écologiste souhaite ralentir le rythme du déploiement de cette technologie. Il demande la tenue d’un débat public avant la commercialisation de la 5G. Il fait partie de ces maires qui ne souhaitent pas déployer la 5G dans leurs villes. Il invite les opérateurs à instaurer un dialogue, nécessaire selon lui, pour réfléchir au modèle de société que nous souhaitons développer. Un dialogue d’acceptabilité qui permettrait d’expliquer la 5G. Aujourd’hui la technologie est prête et son déploiement n’est plus qu’une question de mois.