Uber prévoit d’acheter une licence auprès de Thames Clippers, le service de bateaux qui opère sur la Tamise à Londres, pour le rebaptiser Uber Boat. Les habitants de la ville et les touristes pourront ainsi directement réserver leur voyage sur l’application du géant américain.

Uber Boat bientôt disponible sur la Tamise

Uber s’apprête à acheter des droits pour utiliser une vingtaine de bateaux qui naviguent sur la Tamise. Dans son contrat avec Thames Clippers, l’entreprise américaine signe également pour l’utilisation des jetées. Un contrat de trois ans pour commencer qui pourra être reconduit si l’expérience se déroule comme prévu. Ce partenariat sera lancé dès cet été.

Les touristes et les londoniens pourront ainsi réserver leur voyage sur la Tamise directement depuis leur application Uber. Un simple QR code sur leur smartphone leur permettra de monter à bord. Petit point important : les utilisateurs paieront toujours le même prix pour un service qui restera quasiment inchangé. Uber précise que pour le moment, ils ne pourront pas combiner un trajet en voiture et un trajet en bateau, mais que cette option est dans les cartons.

Un moyen idéal pour Uber de rester implanté à Londres

Selon Sean Collins, co-fondateur et directeur général des Thames Clippers :

“Nous sommes dans notre 22ème année d’activité. Il est essentiel que nous continuions à soutenir Londres et les habitants des banlieues en facilitant la fermeture et le retour au travail. Ce nouveau partenariat avec Uber nous permettra de relier les deux modes de transport que sont le fleuve et la route, offrant ainsi aux Londoniens et aux visiteurs encore plus de possibilités de se déplacer, de visiter, d’explorer et de profiter de notre ville par voie fluviale”.

L’année dernière, 4,3 millions de passagers ont utilisé le service Thames Clippers. Uber s’est évidemment félicité de cette collaboration. C’est un partenariat stratégique pour l’entreprise qui n’a plus de licence pour exercer à Londres depuis quelques mois.

En novembre 2019, TFL, la société Transports for London, refusait de renouveler la licence d’Uber pour des raisons de sécurité. L’américain se fait même détrôner par Ola, un service de VTC indien qui s’est récemment lancé à Londres. Pour Jamie Heywood, directeur général d’Uber pour l’Europe du Nord et de l’Est, a déclaré que :

“De nombreux Londoniens recherchent de nouvelles façons de se déplacer dans la ville, en particulier lorsqu’ils commencent à se rendre au travail”.