Après Microsoft, c’est au tour d’Amazon de lancer son offre cloud sur le continent africain. Un data center vient d’ouvrir au Cap, en Afrique du Sud, sous la houlette d’Amazon Web Services. Ce service cloud améliorera considérablement la qualité des infrastructures de serveurs de la région.

Le tout premier service cloud d’Amazon Web Services en Afrique

C’est une grande nouvelle : le tout premier data center pour le cloud d’Amazon vient d’ouvrir en Afrique du Sud. Cette infrastructure va permettre à des millions de personnes, d’entreprises et d’associations de bénéficier d’une connectivité plus rapide et d’un accès aux technologies de nouvelle génération.

Amazon Web Services ouvre son service pour le cloud au Cap, à l’extrême Sud-Ouest du pays. L’entreprise possède trois zones distinctes. Concrètement cela signifie que les centres de données sont suffisamment éloignés les uns des autres pour réduire le risque qu’un seul incident ait un impact sur l’ensemble du service cloud. Voici un aperçu de la couverture mondiale des services d’AWS :

Aperçu de la couverture mondiale d'AWS.

Crédit : AWS

Un an plus tôt, c’était Microsoft qui ouvrait le bal sur le continent africain. L’entreprise devenait à l’époque la première à proposer un service de cloud computing sur le continent africain. Depuis le Cap et Johannesburg, Microsoft poursuit sa politique de soutien et de développement des technologies de pointe en Afrique.

Selon une étude de l’International Data Corporation : l’adoption des services cloud dans les entreprises doit générer la création de 112 000 emplois d’ici fin 2022. Une belle opportunité à saisir pour l’Afrique.

Tous les géants de la tech lorgnent sur l’Afrique

AWS renforce sa présence partout à travers le monde. En juillet 2019, nous apprenions que la branche serveur d’Amazon se déployait au royaume de Bahreïn, dans le Moyen-Orient. On sait pourtant qu’Amazon s’intéresse à l’Afrique depuis quelques années déjà.

Dès 2004, l’entreprise créait un centre de développement au Cap et ouvrait déjà un bureau pour Amazon Web Services à Johannesburg en 2015. En 2018, l’entreprise déployait sa toute première infrastructure sur le continent africain, en lançant les sites Amazon CloudFront à Johannesburg et au Cap.

Facebook et Google ne sont pas en reste. Loon, une entreprise détenue par la maison mère Alphabet, annonçait le 21 avril que ses premiers ballons connectés arrivaient au-dessus du Kenya. En partenariat avec Telkom Kenya, Loon va permettre aux kenyans d’accéder à une connexion Internet fiable, même dans les zones les plus reculées.

De son côté, Facebook disait l’année dernière qu’il voulait “encercler” l’Afrique avec un immense câble sous-marin de fibre optique pour permettre à tous les habitants du continent de profiter d’une connexion Internet.