Nous vous l’expliquions il y a quelques jours seulement, le sort de Huawei était entre les mains d’un comité de défense relevant du parlement. Comme le relaie Reuters, 38 parlementaires conservateurs ont soutenu un amendement visant à mettre un terme à la participation de l’entreprise chinoise. Malgré tout, ils n’ont pas remporté le vote et le gouvernement a donc validé l’utilisation de Huawei dans le réseau 5G.

La sécurité nationale est toujours la priorité

D’ores et déjà, Huawei et ses équipements 5G ont été validés par des experts en sécurité, des mises en garde ont été notées et ainsi dans les zones sensibles, aucun matériel Huawei ne sera installé. Au total, la présence du constructeur chinois au sein de l’équipement 5G du Royaume-Uni, sera limitée à 35% de l’équipement total.

Un vote a été fait pour déterminer quelle partie l’emportait et avec 24 voix d’avance, la majorité a donné raison au gouvernement britannique. Le ministre de la Culture, Matt Warman, a indiqué avoir entendu les points forts et faibles du projet. Il a déclaré : « Nous allons maintenant nous engager de manière intensive avec nos collègues de toute la chambre pour nous assurer que nous défendrons notre cause à tous les niveaux possibles… et nous soulignerons que nous placerons toujours la sécurité nationale au tout premier rang de notre programme”.
Malgré le vote, le vice-président de Huawei, Victor Zhang a reproché aux quelques députés de ne pas avoir “Une approche fondée sur des preuves nécessaires, nous avons donc été déçus d’entendre des accusations sans fondement”.

Un groupe de députés conservateurs espérait réussir à mettre un terme à l’implication de Huawei

Un amendement avait été proposé par un groupe de députés conservateurs afin de mettre un terme à la présence de Huawei dans le projet d’équipement en 5G du Royaume-Uni. Cet amendement a été soumis à un vote et seuls 282 députés ont voté en sa faveur, tandis que 306 autres ont voté contre.

Pour tenter d’apaiser la situation, le secrétaire à la Culture a promis qu’un projet de loi sur la sécurité des télécommunications serait présenté avant les vacances d’été, “afin que les députés puissent débattre sur le sujet de manière approfondie”. La présentation sera aussi organisée en amont du déploiement de la 5G, prévue pour le moment le 3 juillet prochain.

Le gouvernement britannique a donc encore du travail sur la planche pour convaincre l’ensemble de ses députés du rôle que jouera Huawei dans l’équipement 5G du pays. La pression des États-Unis explique sans doute le rejet de certains députés qui ne sont pas du tout en confiance.