Le rapport annuel de Nielsen Music est tombé : 2019 est l’année de tous les records pour les services de streaming musical. La barre des 1 000 milliards de flux a été dépassée pour la première fois.

1 000 milliards de flux pour le streaming musical

Certaines chansons sont passées en boucle et vous les avez probablement écouté aussi. Parmi les plus populaires, on retrouve notamment Sunflower de Post Malone ou Old Town Road de Lil Nas X. Cette dernière a été diffusée 2,5 milliards de fois au total, selon le cabinet Nielsen Music. La chanson Sunflower de Post Malone a été diffusée 1,5 milliard de fois. Parmi les autres artistes très populaires en 2019 sur les plateformes de streaming, on retrouve Billie Eilish, Taylor Swift ou encore Lizzo.

Ce même rapport fait état également des préférences des utilisateurs en matière de plateforme. L’étude rapport que YouTube a été le service de streaming musical le plus utilisé au monde et que Spotify arrive juste derrière en deuxième position, sur la plupart des marchés mondiaux. On peut aussi noter que de nouvelles applications émergentes sont des plus en plus populaires, c’est notamment le cas de TikTok qui aurait contribué à “lancer une nouvelle vague de sons viraux” aux Etats-Unis.

À ce propos, la maison mère chinoise de TikTok, ByteDance, publiant récemment un rapport annuel qui fait état du nombre d’utilisateurs actifs de Douyin (la version chinoise de TikTok). Si TikTok a pris d’assaut le monde entier, Douyin n’est pas en reste en Chine. L’application peut se targuer de réunir 400 millions d’utilisateurs actifs chaque jour. En 2019, 14,89 millions de vidéos “culturelles” ont été partagées sur l’application.

Notre consommation de la musique évolue

En seulement quelques années, la musique en streaming a totalement dépassé l’ancien modèle des téléchargements numériques. Désormais, le streaming devient une véritable norme et le modèle économique de référence pour l’industrie de la musique. Cela a également entraîné un changement dans la relation des consommateurs avec la musique. Aujourd’hui nous n’achetons plus de la musique, nous payons un abonnement mensuel pour accéder à des chansons de manière illimitée.

Plus de virtuel ne veut pas forcément dire moins de pollution. Même si nous n’achetons plus de disques, l’industrie musicale continue d’être très polluante. En effet, des chercheurs de l’Université de Glasgow ont révélé que même si la production globale de plastique a diminué, les émissions de gaz à effet de serre produite par le streaming continuent de polluer l’environnement.

Kyle Devine, professeur de l’Université d’Oslo qui a mené la recherche sur le coût environnemental de la consommation de musique, a déclaré que “les chiffres pourraient même suggérer que les hausses de téléchargement et de streaming rendent la musique plus respectueuse de l’environnement. Mais une image très différente apparaît quand on pense à l’énergie utilisée pour alimenter l’écoute de musique en ligne. Emmagasiner et traiter la musique en ligne utilise une quantité gigantesque de ressources et d’énergie qui a un fort impact sur l’environnement”.

L’étude du cabinet Nielsen Music couvre la consommation de musique pour une période de 12 mois allant du 4 janvier 2019 au 2 janvier 2020.