La société de VTC Uber vient de voir son permis d’exploitation refusé à Londres. Le doigt de la TFL pointe les nombreux abus commis par des conducteurs qui agissent en toute illégalité se faisant passer pour des chauffeurs Uber.

Près de 14 000 trajets avec des conducteurs illégaux

Transport of London a délivré ce chiffre dans un récent communiqué de presse. Il implique directement la responsabilité de l’entreprise Uber dans la protection de ses voyageurs. La ruse est simple : en partageant un compte agréé par l’application, les conducteurs “illégaux” avaient simplement besoin de changer la photo du profil au moment du trajet.

Le passager se retrouve ainsi devant un profil validé et normalement contrôlé par la société de taxis alors qu’il s’agit d’un conducteur qui ne devrait pas être autorisé. Cette situation n’est pas isolée, de nombreux cas sont également rencontrés dans d’autres villes. En effet, plusieurs passagers ont déjà dénoncé des agressions lors de trajet Lyft ou Uber.

De nouvelles fonctionnalités pour plus de sécurité

Les abus sont nombreux et la gravité porte atteinte à l’image de l’entreprise. À Melbourne, un chauffeur a plaidé coupable en août dernier, pour avoir récupéré illicitement une cliente et l’avoir violée. Aussi, une personne possédant un casier judiciaire pouvait facilement obtenir un compte sur l’application pour devenir chauffeur.

Uber se retrouve face au mur et doit agir sur la rigueur de sa sécurité.

Les USA ont demandé à la société de trouver une solution radicale de contrôle d’identité lors de l’entrée de nouveaux conducteurs. Pour les passagers, Uber a d’ores et déjà introduit un bouton d’urgence sur son application, des audits sont effectués pour mieux comprendre et cerner les problématiques des chauffeurs et des passagers. Néanmoins, les efforts de l’entreprise ne sont pas suffisants pour TFL qui vient de lui retirer sa licence.