Pour avoir plus de poids, Facebook voulait absolument que sa cryptomonnaie soit adossée à plusieurs devises réelles. Aujourd’hui c’est officiel : la Libra sera soutenue à 50% par le dollar américain. Comme le prévoyait le réseau social, le yuan chinois ne fait pas partie des devises qui soutiennent la cryptomonnaie. C’est une excellente nouvelle qui pourrait permettre à la monnaie virtuelle de voir le jour plus vite que prévu.

Équilibre ou déséquilibre ?

Facebook s’est empressé de l’annoncer au monde entier : la Libra sera donc adossée à 50% au dollar américain. Les autres devises sont l’euro à hauteur de 18%, le yen japonais à 14%, la livre sterling à 11 % et le dollar de Singapour à 7%. L’absence du yuan chinois pourrait clairement jouer en faveur de la Libra. Les politiciens américains et européens qui scrutent la monnaie virtuelle de Facebook vont certainement se réjouir de cette nouvelle.

Cet équilibre ou plutôt ce déséquilibre, étant donné la part du dollar américain, pourra-t-il apaiser les craintes des organes de régulation ? Quoi qu’il en soit, ces différents soutiens devraient éviter à la Libra d’être aussi volatile que le bitcoin n’a pu l’être par le passé. En revanche, la France, l’Allemagne et d’autres pays européens craignent que la Libra ne mine leurs propres systèmes financiers. Ils sont pour le moment dubitatifs et disent vouloir continuer leurs investigations.

Cela va-t-il rassurer les autorités ?

Il y a quelques jours, Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances français, disait que la cryptomonnaie de Facebook serait tout simplement interdite sur le sol de son pays. Pour lui : “nous ne pouvons autoriser la Libra sur le sol européen. Toutes ces préoccupations au sujet de la Libra sont très sérieuses. Je veux donc le dire avec beaucoup de clarté : dans ces conditions, nous ne pouvons autoriser le développement de la Libra sur le sol européen et donc français”.

Les équipes qui travaillent pour développement de la Libra espèrent que l’annonce du soutien à 50% par le dollar américain pourrait apaiser les craintes des dirigeants américains. Pourtant, il y a quelques semaines à peine, des discussions avaient lieu à propos de la réglementation de la Libra entre Maxine Waters, présidente de la commission des services financiers de la Chambre des représentants des États-Unis et des représentants du gouvernement suisse.