ARM prive Huawei de processeurs, la situation se complique
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ARM prive Huawei de processeurs, la situation se complique

ARM, fournisseur de processeurs, fait le choix de suspendre toutes ses activités avec le géant chinois.

Après que Google ait annoncé qu’il prenait ses distances avec Huawei, c’est au tour d’ARM, fabricant de processeurs pour smartphones, d’annoncer qu’il ne travaillera plus avec Huawei. Cette fois-ci, la société chinoise pourrait avoir beaucoup de mal à faire face. En effet, selon la BBC, ARM prend la décision de suspendre immédiatement « tous les contrats actifs, doits au support et engagement en cours ».

Plus de licence Android ? Ce n’est pas un problème, Huawei se sent capable de développer un nouvel OS lui-même. Il pourrait même être disponible dès l’automne 2019. En revanche, sans processeurs, cela devient beaucoup plus délicat pour Huawei. Privée de cette technologie, l’entreprise se retrouve totalement coincée. Pourtant, ARM n’est même pas une société américaine. Son siège social se trouve à Cambridge et son propriétaire est Softbank. Suite à l’abandon de Qualcomm et Intel, cette annonce pourrait être dure à encaisser pour le constructeur chinois

ARM va plus loin et demande à ses salariés de ne plus adresser la parole à leurs contacts chez Huawei. La guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis semble commencer à créer deux camps distincts et c’est plus qu’inquiétant. Toute demande de contact provenant d’un salarié Huawei doit être déclinée, sous risque de poursuites pour les employés d’ARM. La société justifie sa décision en précisant que dans les composants de ses processeurs, il y aurait des technologies d’origine américaines.

Comment Huawei pourra-t-il faire face à ce revers ? À ce jour, tous les smartphones vendus sur le marché s’appuient sur une technologie liée à ARM. C’est notamment le cas d’Apple, de Samsung ou de Qualcomm. Pour les experts, cet obstacle pourrait porter un coup fatal au géant chinois. Les technologies chinoises en matière de processeurs ne seraient pas encore suffisamment pointues pour permettre de développer une solution alternative dans les plus brefs délais. Donald Trump aurait donc réussi son pari ?

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