Intel et Qualcomm suivent Google pour continuer d'achever Huawei
Technologie

Intel et Qualcomm suivent Google pour continuer d’achever Huawei

Huawei continue de se faire abandonner par les entreprises américaines et du monde entier, suite au décret signé par Donald Trump.

La situation s’aggrave pour Huawei, après que Google ai annoncé la destitution de la licence Android pour le constructeur chinois, Intel, Qualcomm, et Broadcom se sont à leur tour pliées au décret du gouvernement américain.

Bloomberg rapporte que les trois entreprises ont décidé de mettre fin à leurs relations avec Huawei. Côté européen, le fabricant de puces allemand Infineon Technologies aurait également suspendu tout export à destination de Huawei, tout comme Micron Technology et Western Digital. Ces décisions font évidemment suite à la révocation brutale de la licence Android de Huawei par Google, ainsi que l’interruption de ses accès au Play Store. Cette annonce oblige donc la société chinoise à développer sa propre version en partant du code Android Open Source Project.

C’est un vrai coup de grâce pour l’entreprise chinoise. Intel fournissait des puces de serveur, ainsi que les processeurs des Matebook. L’abandon de Qualcomm a bien moins d’impact sachant que le constructeur américain fournissait seulement des SoC mobiles. Huawei est déjà capable de produire des processeurs et modems mobiles grâce à sa division HiSilicon. Quoi qu’il en soit, cette décision hâtive du président Trump a largement pénalisé le déploiement à l’international de Huawei. L’entreprise asiatique n’a plus qu’à se lancer dans une longue bataille juridique pour annuler cette interdiction, et envisager un éventuel retour sur le territoire américain. Toutefois, les États-Unis ne semblent pas décidés à changer d’avis, depuis 2018 Trump met en garde contre l’utilisation du matériel Huawei et ZTE. Le gouvernement américain aurait même décrit Huawei comme étant un « bras du gouvernement chinois. »

Face à ces accusations, Ren Zhengfei le CEO de Huawei, à toujours maintenu qu’il est impossible que le gouvernement chinois ait empoisonné ses équipements avec des portes dérobées. Le constructeur chinois préparait déjà son propre système d’exploitation en vue de ce blocage de Google. Cependant, un OS développé localement devrait être encore plus craint qu’Android.

Send this to a friend