Comme annoncé, le réseau social Facebook a indiqué qu’il commençait désormais à classer les médias selon leur crédibilité et leur fiabilité.

Lors de ses nouvelles résolutions prises au mois de janvier, la société avait alors pris la décision de changer la façon dont les utilisateurs ont accès à l’information via son réseau social. Grâce à cela, elle espérait alors limiter la diffusion de fake news sur la plateforme, limitant ainsi les jeux d’influences politiques. L’an dernier, la Russie avait diffusé massivement plusieurs publicités trompeuses visant à influencer les élections présidentielles américaines en faveur de Donald Trump. De fait, Mark Zuckerberg avait annoncé que Facebook classerait les médias différemment afin de mettre en avant la fiabilité de l’information.

Lors d’une conférence qui s’est tenue le mardi 1er mai, le réseau social a ainsi rassemblé plusieurs médias américains tels que BuzzFeed News, l’Atlantic, Information, Quartz, Recode, le New York Times, CNN, l’Economist, le Wall Street Journal ou encore le New York Post. Baptisé « Off The Record » ou « OTR » (pour « confidentiel », « officieux »), l’événement annuel, se tenant pour la deuxième fois, avait pour objectif de favoriser les échanges entre Facebook et les organismes de presse. De fait, Mark Zuckerberg a annoncé qu’il avait commencé à classer les médias selon leur fiabilité afin de promouvoir ou de limiter certains contenus. Il a également précisé que Facebook avait : « l’impression d’avoir la responsabilité d’approfondir la polarisation et de trouver un terrain d’entente ». Des « milliards de dollars » servant à mettre en place une intelligence artificielle et une équipe de modérateurs seront aussi investir pour maintenir les fakes news à distance.

Le PDG de Facebook a spécifié que « WhatsApp n’était pas entièrement chiffré lorsqu’[il] l’av[ait] acheté » et que le chiffrement avait été déployé après le rachat. Cette précision ajoutée avec fierté entre en résonance avec le récent départ de Jan Koum, cofondateur de WhatsApp. Suite au message que ce dernier avait mis en ligne sur Facebook, Zuckerberg lui avait répondu en déclarant : « Je te suis très reconnaissant […] pour tout ce que tu m’as appris, y compris le chiffrement et sa capacité à prendre le pouvoir des systèmes centralisés et à le remettre entre les mains des gens. Ces valeurs seront toujours au cœur de WhatsApp ».

Selon Recode, Facebook a également indiqué qu’il ne payerait pas de redevance annuelle aux éditeurs pour leur contenu.

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