« Ce jeu de ‘cache-cache’doit prendre fin », ont écrit les avocats de Twitter à la juge Kathaleen McCormick, en charge du litige entre le réseau social et Elon Musk. Dans ce courrier révélé le 13 octobre ils révèlent que l’opération de rachat entreprise par le milliardaire est sous le coup d’une enquête fédérale, sans plus de précision.

Les chamailleries continuent

Sur quoi enquêtent précisément les autorités fédérales ? Quelles sont les autorités fédérales impliquées ? Les avocats de Twitter n’en disent rien. En revanche ils accusent la défense d’Elon Musk de leur cacher certains documents, du fait de cette affaire.

Bloomberg rapporte que depuis juillet, le mois où le propriétaire de Tesla a été attaqué en justice par Twitter pour vouloir faire machine arrière sur le rachat, les représentants de Twitter réclamaient « toutes les communications avec toute autorité gouvernementale concernant la fusion ». L’autre camp, au contraire, arguait qu’elles sont confidentielles.

La missive a beau manquer de précision sur l’affaire dont il est question, deux agences sont citées, la Securities and Exchange Commission (SEC), le gendarme de la bourse américain et la Federal Trade Commission (FTC), l’autorité de la concurrence.

La première a envoyé une requête à Elon Musk des irrégularités quant à sa révélation, début avril, d’avoir acquis 9 % des parts de Twitter. La seconde examine également cette prise de participation et, comme il est de coutume, mène en parallèle un examen antitrust.

L’un des conseillers du milliardaire, Alex Spiro, s’est défendu auprès de Bloomberg en affirmant que « Ce sont en fait les dirigeants de Twitter qui font l'objet d'une enquête fédérale ». Une accusation niée par Twitter.

La volte-face de Musk ne convainc pas Twitter

Officiellement, Musk a accepté de finaliser l’acquisition de Twitter au prix convenu, 54,20 dollars par action au moment de la signature, soit 44 milliards de dollars. Le réseau social reste très méfiant sur ce nouveau revirement.

La lettre a été envoyée à la juge Kathaleen McCormick le 6 octobre, après le changement d’avis de Musk. C’est ce jour-là que la magistrate a accepté de décaler le procès, qui aurait dû commencer le 17 octobre, pour laisser le temps à Elon Musk de réunir la somme nécessaire. Il a jusqu’au 28 pour y parvenir, autrement le procès débutera à la mi-novembre.