Après s’être rencontrés le vendredi 16 avril, Joe Biden et Yoshihide Suga, le premier ministre japonais, ont décidé d’unir leur force pour contrer la Chine et travailler sur les futurs réseaux 6G. À l’instar de la 5G, la future génération de réseau mobile permettra de grandes avancées, et la course à son développement est déjà lancée.

Un investissement conséquent

Pour leur plan commun, les États-Unis vont investir 2,5 milliards de dollars, tandis que le Japon mettra 2 milliards de dollars sur la table. L’objectif est de « renforcer la compétitivité dans le domaine numérique en investissant dans la recherche, le développement, les essais et le déploiement de réseaux sécurisés et de technologies de l’information et de la communication avancées, notamment la 5G et les réseaux mobiles de nouvelle génération ("6G" ou "Au-delà de la 5G") », écrit la Maison Blanche dans un communiqué.

Les deux pays alliés souhaitent déployer des réseaux 5G O-RAN, il s’agit d’une plateforme open-source sur laquelle les opérateurs peuvent utiliser les équipements de différents fournisseurs. Leur but est notamment de rivaliser avec les Chinois et plus particulièrement Huawei, mais également Samsung. En effet, les États-Unis et le Japon, à travers les entreprises de leurs pays, ne possèdent, respectivement, que 10% et 6% des brevets 5G.

C’est notamment pour cette raison qu’ils ont décidé de s’unir dès aujourd’hui pour développer la 6G et ainsi concurrencer la Chine qui vient d’annoncer être d’ores et déjà leader mondial dans le domaine. L’Empire du Milieu a ainsi déclaré avoir déposé plusieurs milliers de brevets 6G. Selon Samsung, ce réseau devrait être déployé aux alentours de 2028.

Une coopération dans les chaînes d’approvisionnement des semi-conducteurs

Ils ont également évoqué la pénurie de semi-conducteurs touchant actuellement de nombreuses industries à travers le monde, et ont évoqué une coopération sur leurs chaînes d’approvisionnement. Pour rappel, Joe Biden a pris la décision d’investir 50 milliards de dollars dans le but de rendre les États-Unis bien plus compétitifs dans ce domaine.

À propos de cette collaboration entre les deux pays, les avis sont mitigés au Japon. Comme le rapporte Nikkei, certains grands noms de l’industrie craignent que des sanctions américaines à l’encontre de la Chine ne viennent également les pénaliser, car ils coopèrent grandement avec le pays dans ce secteur.