Lors d’une conférence dédiée au projet Starlink qui se tenait le 9 mars 2020 à Washington DC, Elon Musk est revenu sur les contours de son initiative en livrant quelques détails à la presse. D’après le fondateur de SpaceX, Starlink permettra aux zones rurales d’être parfaitement couvertes par un réseau Internet qualitatif, mais ne constituera pas une menace majeure pour les opérateurs dans les zones à forte densité.

Avec Starlink Elon Musk vise les zones rurales

Voici donc la direction que prend le projet Starlink. Elon Musk souhaite mettre en orbite 42 000 satellites pour offrir une couverture Internet partout à travers le monde, et surtout dans les zones rurales, là où la connexion est mauvaise. Elon Musk expliquait récemment que : « Starlink offrira une très bonne expérience aux personnes qui vivent dans des zones reculées, car la latence sera très faible. En effet, nous visons une latence inférieure à 20 millisecondes, afin que n’importe qui puisse jouer à un jeu vidéo en ligne, à un niveau compétitif, comme si c’était le seuil de la latence ».

Elon Musk a tenu à rassurer les opérateurs de télécommunications déjà en place. Les cibles principales se trouvent dans les zones mal ou pas du tout couvertes par une couverture réseau. Le fondateur du projet précise que : « je veux être clair, ce n’est pas comme si Starlink représentait une menace énorme pour les opérateurs de télécommunications. Ce n’est pas le cas. En fait, Starlink prendra la part que les opérateurs ne veulent pas, car nous prévoyons de toucher les clients les plus difficiles à servir à travers le monde ».

La plus grande constellation de tous les temps

En octobre 2019, Elon Musk demandait l’autorisation à l’Union internationale des télécommunications pour lancer 30 000 satellites supplémentaires pour arriver à une constellation de 42 000 satellites en tout. C’est énorme ! D’autant plus quand on sait qu’à ce jour, « seulement » 8 000 objets ont été envoyés dans l’espace. Au début du projet, Starlink pensait pouvoir atteindre une latence comprise entre 25 et 35 millisecondes. Elon Musk a revu sa copie pour finalement proposer une latence inférieure à 20 millisecondes, avec la possibilité de descendre jusqu’à 10 millisecondes dans le futur.

En mai 2019, la société américaine officialisait le tout premier déploiement de 60 satellites dans le cadre du projet Starlink. À l’époque, une fusée Falcon 9 réussissait parfaitement son décollage de Cap Canaveral avec les 60 satellites de Starlink à son bord. L’entreprise a obtenu l’autorisation d’utiliser les fréquences de la bande Ka (20/30 GHz) et de la bande Ku (11/14 GHz) pour fournir une connexion Internet mondiale. Mais vous l’aurez compris, les ambitions de Musk sont bien plus grandes.

Néanmoins, Elon Musk devra prendre en compte les critiques des astronomes qui s’inquiètent de la pollution lumineuse provoquée par la constellation Starlink. Avec seulement 120 satellites en orbite, Starlink a déjà perturbé pendant 5 minutes le travail de deux astronomes. Qu’en sera-t-il quand les 42 000 seront au-dessus de nos têtes ?