Les GAFAM ont-ils la fièvre acheteuse ? C’est ce que va s’appliquer à déterminer l’Union Européenne. Quelques jours seulement après que la FTC ait annoncé son intention de connaître les petits achats des GAFAM sur une période de 10 ans, c’est maintenant Margrethe Vestager qui s’en mêle comme le relaie CNBC.

Des dizaines d’acquisitions concernées

Une commission de l’Union Européenne va étudier les acquisitions réalisées par Microsoft, Apple, Amazon, Google et Facebook. Ce ne sont pas les grands achats connus qui l’intéressent mais bel et bien les plus petits, souvent passés à la trappe des contrôles, par les autorités antitrust notamment.

Comme pour l’enquête ouverte par la FTC, l’UE va se concentrer sur les achats effectués depuis 2010, particulièrement ceux concernant des entreprises d’intelligence artificielle. Ces entreprises seraient plusieurs dizaines, à l’instar de Spectral Edge, une start-up britannique achetée par Apple l’an passé ou encore Fabula AI, l’acquisition de Twitter. De “petits” achats effectués en Europe donc et qui n’auraient pas été remarqués par la commission de l’UE à cause de leur petite taille.

L’UE veut s’assurer de voir passer les futures petites acquisitions des GAFAM

Lors d’une interview accordée à CNBC, Vestager a exprimé ses intentions “Ce que nous allons essayer de faire, c’est de trouver des moyens de nous assurer de voir ces acquisitions parce que parfois ces entreprises sont assez petites, et peut-être que les sommes, les chiffres d’affaires n’atteindront pas nos seuils. […] Nous développons donc des méthodes pour nous assurer que nous voyons réellement ces acquisitions, pour nous assurer que c’est loyal envers la concurrence, que c’est en faveur de l’innovation, et non de la concurrence déloyale”.

Pour l’heure, aucun détail n’est connu à propos de ces méthodes. La commissaire européenne à la concurrence précise cependant que ces achats européens de la part des GAFAM pourraient être vus comme “une sorte d’innovation distribuée qui se produit ici, mais qui est ensuite achetée et intégrée dans des entreprises géantes. Et cela est bien sûr position de voir que l’écosystème fonctionne”. Toujours est-il que si la commission venait à se rendre compte que les achats des GAFAM visaient à nuire à la concurrence, certains pourraient avoir bien des problèmes.