Science

La NASA à quelques jours de l’atterrissage de sa sonde InSight sur Mars

Le 26 novembre prochain, la sonde InSight se séparera de son module de croisière pour mettre le cap vers le sol martien. Une étape cruciale surnommée les « 7 minutes de terreur » par l'Agence Spatiale Américaine

La NASA va tenter dans quelques jours de déposer sur la planète Mars sa sonde InSight, qu’elle avait lancé le 5 Mai dernier. Cet événement sera diffusé sur la chaine NASA TV, mais aussi sur le Twitter et le Facebook de l’agence spatiale. La sonde InSight sera le second appareil à atterrir sur Mars, après Curiosity en 2012. La mission devrait elle durer deux ans, et consistera à analyser la composition interne de la planète rouge. Pour cela, la sonde sera équipée d’un sismomètre et d’un capteur de flux de chaleur. Une fois ces données récoltées et transmises aux scientifiques, ces derniers pourraient parvenir à mieux assimiler la genèse des planètes rocheuses, comme la planète Terre.

Avant d’arriver à ses fins, le robot devra exécuter une manoeuvre d’atterrissage assez complexe. En effet, le première tache consistera à ralentir jusqu’à zéro, la vitesse de la sonde qui sera proche des 20 000 km/h. Seules six minutes et demie environ, seront imparties aux ingénieurs de la NASA. Au même moment, lors de la descente, l’appareil sera soumis à des vitesses, des températures et des forces extrêmement puissantes. Pour lutter contre tous ces éléments, InSight passera de façon autonome par des dizaines d’étapes programmées par les ingénieurs. Parmi ces étapes on retrouve par exemple le déploiement d’un parachute supersonique ou encore l’allumage de propulseurs embarqués. Rob Grover, le responsable des systèmes d’atterrissage pour InSight au Jet Propulsion Laboratory de la NASA a déclaré à ce propos : « Nous devons retirer toute cette énergie que nous avons, quand nous arriverons sur Mars afin d’avoir un atterrissage en douceur lors de notre arrivée à la surface. »

Dernier fait susceptible de rendre plus compliquée la tâche des ingénieurs, l’environnement. En effet, il est possible que l’atterrisseur soit confronté à un environnement quelque peu hostile à son arrivée. La sonde atterrira en plein milieu de la saison des tempêtes de poussière sur la planète Mars. Reste à savoir si le robot de la taille d’une voiture, devra y faire face.

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