Atos accélère sur sa restructuration. L’entreprise française, spécialisée dans la transformation numérique des entreprises, a annoncé dans un communiqué être en négociations exclusives avec Mitel, société canadienne experte dans le domaine des communications d’entreprises, pour la vente d’Unify. Cet accord pourrait se conclure d’ici le deuxième semestre.

Une bonne opportunité pour Mitel

« Nous sommes heureux de cette annonce, qui marque une nouvelle étape importante dans l'exécution de notre programme de cessions, d’il y a 7 mois. » se réjouit Diane Galbe, directrice générale adjointe du groupe. En juin 2022, Atos avait annoncé des cessions d’actifs non stratégiques pour une valeur d’environ 700 millions d’euros.

La division communications unifiées, Unify, était concernée. Cette activité se base sur les solutions de collaborations à distance notamment les appels vidéos, les visioconférences ou encore le partage de documents. Le marché est en pleine expansion depuis la crise sanitaire et la généralisation du télétravail. Racheté en 2015 pour 590 millions d’euros, le chiffre d’affaires d’Unify est de 550 millions d’euros actuellement.

Pour Mitel, ce rachat est une bonne opportunité. Dans les colonnes des Échos, Christophe Charmy, directeur général France de l’entreprise, indique que cette transaction, pour un montant inconnu, permettrait de « multiplier par deux » le nombre de clients dans plus de 100 pays, en atteignant 75 millions de comptes. Le DG souhaite également que l’entreprise renforce « son poids sur le marché ».

Pour le moment, l’accord avec Mitel doit aboutir d’ici le second semestre de cette année. Il est encore soumis à la consultation des instances représentatives du personnel et d’autres approbations réglementaires.

Une vente pour en aider une autre

La cession d’Unify va permettre à Atos de concentrer ses forces sur l’une de ses ventes principales Evidian. En ce début de mois de janvier, Thalès a annoncé son abandon dans un potentiel investissement. Selon des sources proches du dossier, Airbus serait intéressé pour prendre 29,9 % de la filiale. Ce rachat, compris entre 1 et 1,5 milliard d’euros, financerait la restructuration de la branche d’infogérance TFCO d’Atos.

L’avionneur ne souhaitant pas devenir l’actionnaire majoritaire, des rumeurs continuent d’entourer ce rachat. Orange, OnePoint ou encore Astek se verrait bien reprendre la branche qui rassemble les activités liées à la transformation numérique, au big data et à la sécurité.

Plus d’un an après avoir lancé son appel à candidature pour trouver des partenaires potentiels, Atos entre dans un calendrier restreint. Le groupe devra soit réaliser la scission avant le mois de juin, soit introduire Evidian en Bourse.