Il faut être réaliste : le StopCovid singapourien (TraceTogether) n’a pas fonctionné. Alors que seulement 20% de la population a accepté de télécharger cette application de traçage numérique, le gouvernement envisage une nouvelle stratégie pour faire face à l’épidémie. La cité-État veut équiper sa population avec des bracelets connectés.

Les bracelets connectés peuvent-ils aider à détecter les malades ?

Comme l’avait prédit la Quadrature du Net, le gouvernement fait face au désaveu de sa population. À peine un 1,5 million de singapouriens on accepté de mettre en place TraceTogether. En parallèle de ce premier constat, il y a quelques semaines, Le Temps rapportait que l’application de traçage numérique singapourienne pourrait vite se transformer en outil de surveillance de masse. Un haut responsable de la santé du pays avait même suggéré de rendre obligatoire l’application TraceTogether. Finalement, des bracelets connectés pourraient faire leur apparition.

L’application TraceTogether n’a pas réussi à aider Singapour à contenir l’épidémie de coronavirus. Un confinement généralisé a été instauré alors que le gouvernement aurait aimé pouvoir l’éviter. Des mesures strictes ont également été instaurées à l’entrée des bâtiments publics du pays. Un système de QR Code, un peu comme à Moscou ou à Hangzhou, baptisé cette fois-ci SafeEntry, oblige les singapouriens à s’identifier dès qu’ils entrent et qu’ils sortent d’un bâtiment.

Une stratégie radicale à Singapour

La prochaine étape sera très probablement la distribution d’accessoires connectés compatibles avec TraceTogether. À ce stade, nous ne savons pas si ces bracelets connectés ou montres connectées seront rendus obligatoires. Selon Vivian Balakrishnan, ministre du gouvernement en place, affirme que : « nous développons et allons bientôt lancer un appareil portable qui ne dépendra pas de la possession d’un smartphone. Si cet appareil portable fonctionne, nous pourrons alors le distribuer à tout le monde à Singapour ».

L’idée d’employer des bracelets électroniques plutôt qu’une application circule dans le monde mais ne fait pas l’unanimité. Si la question de nos libertés individuelles est déjà largement en jeu avec les applications actuelles, le déploiement de ces objects connectés pourrait l’accentuer. Singapour teste plusieurs stratégies pour enrayer l’épidémie de Covid-19. En plus des systèmes de traçage numérique, nous avons aussi aperçu le robot Spot patrouiller dans un parc de la cité-État. Il est chargé de faire respecter la distanciation sociale.