La filiale d’alphabet, Verily, a lancé dimanche 15 mars au soir un outil pilote qui doit permettre d’optimiser le dépistage du Covid-19. Pour être “admissible” au dépistage, les utilisateurs doivent avoir un compte Google et accepter que les informations soient potentiellement partagées avec Google. L’outil n’est pour le moment disponible qu’en Californie.

Verily prend les devants en Californie

Verily a co-créé cette plateforme avec le bureau du gouverneur de Californie. Le site permet aux internautes de répondre à une “enquête de dépistage“. La filiale d’Alphabet estime que son outil est capable d’estimer avec précision les chances qu’une personne soit touchée par le coronavirus. Pour se connecter sur cette plateforme en ligne, les internautes doivent être âgés d’au moins 18 ans et posséder un compte Google pour se connecter et signer une autorisation.

Dans le processus d’inscription, Verily informe les utilisateurs que des données personnelles seront recueillies comme le nom, l’adresse postale, l’adresse électronique, le numéro de téléphone et des informations sur la santé. Ces données seront potentiellement utilisées par les autorités gouvernementales et sanitaires à des “fins de santé publique”.

Si les utilisateurs remplissent les conditions d’admissibilité (non communiquées par Verily) ils seront dirigés vers des zones précises pour effectuer des tests. L’outil développé par l’entreprise californienne doit permettre de désengorger les établissements de santé pour mieux organiser les dépistages. Les résultats des tests seront communiqués directement sur le site internet créé par Verily.

L’outil doit permettre de “trier” les californiens pour optimiser les actions de dépistage en fonction de la disponibilité des tests et de leur état de santé. Verily espère pouvoir étendre son outil à l’ensemble du pays dans les semaines qui arrivent. Gavin Newsom, gouverneur de Californie espère que le lancement du site permettra : “d’optimiser la capacité d’accueil des établissements de santé et de prioriser les personnes âgées ou qui sont plus à risque”.

La technologie : dernier rempart face à l’épidémie ?

C’est indéniable, les sociétés technologiques sont au cœur du combat dans cette guerre sanitaire. En Chine, Alibaba a par exemple mis au point un algorithme capable de détecter le coronavirus. L’entreprise chinoise a basé son modèle sur une technologie d’intelligence artificielle et a finalement obtenu un outil de détection fiable à 96%. L’algorithme serait en mesure de détecter une personne malade depuis des images de scanner. Une once d’espoir pour la suite…

À Wuhan, épicentre originel de l’épidémie, un service hospitalier entièrement robotisé a ouvert le 7 mars 2020. Dans cet espace du futur, les robots sont partout. Certains livrent de la nourriture, d’autres délivrent des médicaments aux patients, et des robots nettoyeurss’occupentv même de la propreté du service.

Quelques jours avant l’ouverture de cet espace robotisé, le professeur Zheng et son équipe mettaient au point un bras robotisé. Ce dernier a été spécialement conçu pour contribuer à sauver des vies dans le cadre de l’épidémie que nous traversons. On voit bien que les nouvelles technologies peuvent être une solution efficace pour lutter contre l’épidémie.