Andrew Walz aurait pu être un candidat aux élections présidentielles américaines. Il a en réalité été un faux candidat avant que son compte Twitter ne soit suspendu. Comme le rapporte CNN, le compte a en fait été créé par un lycéen qui a voulu testé l’application des nouvelles règles de Twitter pour lutter contre la désinformation en période d’élections. S’il y a une chose à retenir, c’est que la vérification est totalement ratée pour le réseau social.

Twitter a certifié le compte d’un candidat inexistant

Le candidat Walz n’existe pas et Twitter l’a appris à ses dépens. Le faux candidat est sorti tout droit de l’imagination d’un lycéen américain de 17 ans qui a dit “s’être ennuyé pendant les vacances scolaires” et qui a donc voulu tester les efforts de Twitter en cette nouvelle période d’élections. Le jeune homme s’est dit influencé par ses cours d’histoire et la découverte de l’influence de la Russie lors des élections de 2016.

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Le lycéen a ainsi passé une vingtaine de minutes sur la création du site web de son faux candidat, puis quelques minutes seulement sur la création du compte Twitter. Pour la photo de profil, le jeune s’est servi du site web “This Person Does Not Exist”, le fameux site web qui utilise l’intelligence artificielle pour générer des photos de visages plutôt réalistes de personnes n’existant pas. L’adolescent dont l’identité n’a pas été dévoilée, puisqu’il est mineur, a ensuite rempli les différentes cases de description de son candidat ainsi qu’une brève enquête menée par Ballotpedia, un site qui se veut être une encyclopédie des candidats politiques américains.

Le résultat de tout ça est qu’aucune des deux plateformes n’a réclamé au candidat d’informations complémentaires, ne serait-ce qu’une preuve d’identité ou tout document justifiant de sa candidature. Twitter lui a seulement demandé d’ajouter une image de bannière sur sa page, et a certifié son compte. L’erreur fatale donc.

Un comble en sachant que certains candidats rencontrent des difficultés pour obtenir la certification

Cette bourde de la part de Twitter, mais aussi de Ballotpedia a suscité la plainte de plusieurs candidats dans l’ensemble du pays. Ils seraient en effet plusieurs à éprouver des difficultés dans le processus d’obtention de ce label. La candidate Jannquell Peters, engagée en Georgie, a déclaré qu’elle réclamait à Twitter la certification depuis décembre dernier.

Il semblerait donc que les mesures annoncées par Twitter en décembre dernier soient compliquées à déployer. Elles incluaient la certification de leur compte, ainsi qu’une étiquette indiquant le bureau pour lequel les personnes se présentent. Le partenariat avec Ballopedia ne semble pas non plus très exploité, car Peters dispose d’un compte sur le site de l’encyclopédie tandis que le jeune lycéen a, pour sa part, inscrit très rapidement son candidat dessus. Doit-on alors s’attendre à ce que la désinformation soit encore présente sur Twitter pour ces nouvelles présidentielles américaines ?