En juillet 2018, Google écopait d’une amende record de 4,34 milliards d’euros, pour abus de position dominante. Dans une intransigeance totale, Margrethe Vestager, Commissaire européenne à la Concurrence condamnait le géant américain. Pour répondre aux exigences européennes, Google annonce qu’il mettra en avant des moteurs de recherche alternatifs sur Android, dans l’Espace économique européen à partir du 1er mars.

Google va proposer des moteurs de recherche alternatifs.

Crédit : Android

Google fait un pas en avant vers plus d’équité sur Android

C’est à l’issue d’un processus d’enchères que Google a sélectionné les deux moteurs de recherche qui seraient mis en avant sur Android. Les heureux élus sont DuckDuckGo et Info.com. Ces deux moteurs de recherche seront visibles dans les 31 pays qui composent l’EEE (l’Espace Économique Européen). Le troisième moteur de recherche proposé sur Android dépendra du pays dans lequel se trouve l’utilisateur. PrivacyWall sera présent dans 11 pays, Qwant dans 8, Yandex dans 5, GMX dans 3, Seznam dans 2 et Bing apparaîtra seulement au Royaume-Uni. Pour la France, DuckDuckGo, Info.com et Qwant apparaîtront dans l’écran de choix aux côtés de Google.

C’est une avancée de taille car désormais, en plus d’avoir le choix, le parcours est simplifié pour l’utilisateur. Plus besoin de taper l’URL du moteur de recherche qui nous intéresse. Cette première sélection de moteurs de recherche alternatifs remet un peu d’équité sur le net. Cette nouvelle règle entrera en vigueur dès le 1er mars. L’application native du moteur choisi sera installée sur le smartphone des utilisateurs. Voilà qui devrait satisfaire notre Commissaire européenne à la Concurrence.

Dans le jugement prononcé en 2018, Google devait mettre fin à « son comportement illégal de manière efficace ». En d’autres termes, l’entreprise devait arrêter de contraindre les fabricants à pré-installer Chrome sur les appareils Android. L’Union européenne est convaincue que les pratiques de Google réduisent la liberté de choix des consommateurs, et surtout, restreignent la concurrence. À l’époque, Margrethe Vestager précisait que :

Il y a encore un peu de travail

Plus récemment, l’entreprise a reçu une autre amende de 150 millions d’euros pour un abus de position dominante sur le marché de la publicité liées à l’historique de recherches sur internet. Selon l’Autorité de la concurrence et après une enquête qui aura duré quatre ans, les règles de Google Ads sont décrétées « opaques et difficilement compréhensibles« .

La présidence de l’Autorité de la concurrence, Isabelle de Silva juge par ailleurs que les pratiques du géant américain mettaient l’organisme français « face à une domination rarement vue dans l’histoire de l’économie ». Elle estime également que les pratiques de Google influent trop sur les petites entreprises. Google a encore un peu de travail avant d’être irréprochable.