La FDA (Food and Drug Administration) prévoit de tester dès cet autonome une nouvelle manière d’opérer les patients atteints de problèmes cardiaques. Grâce à une intelligence artificielle capable de créer un modèle virtuel du cœur d’un patient, les chirurgiens cardiaques seront beaucoup plus efficaces au moment de l’opération.

L’IA fait progresser la santé

L’intelligence artificielle promet de faire des prouesses dans le domaine de la santé. Les exemples sont multiples : il y a quelques jours DeepMind dévoilait une IA capable de détecter une insuffisance rénale aiguë 48h avant son déclenchement. Cette même entreprise annonçait en janvier dernier une intelligence artificielle pouvant détecter des maladies rares à partir d’une simple analyse du visage d’un patient.

Cette fois-ci c’est une équipe de chercheurs de l’Université Johns Hopkins à Baltimore qui a imaginé une intelligence artificielle qui pourrait s’avérer particulièrement utile pour les chirurgiens cardiaques. Elle s’appelle Optimal Target Identification via Modelling of Arrhythmogenesis, ou OPTIMA pour les intimes.

L’opération virtuelle permet d’être beaucoup plus précis

L’IA devrait permettre de créer un modèle virtuel du cœur d’un patient avant même que le médecin n’opère. Cette approche promet de réduire considérablement le nombre de chirurgies que les médecins devront effectuer pour traiter les personnes dont le rythme cardiaque est considéré comme irrégulier. Certaines opérations sont parfois aléatoires et cette nouvelle approche pourrait permettre d’améliorer la précision des interventions.

Une fois le modèle créé, l’intelligence artificielle stimule chaque cellule avec une impulsion électrique virtuelle pour voir d’où provient l’irrégularité du rythme cardiaque. C’est à ce moment-là que les choses deviennent encore plus intéressantes. Après avoir obtenu le modèle, l’équipe procède à une simulation de chirurgie. Ce processus permet d’opérer virtuellement le cœur du patient pour élaborer le meilleur plan de traitement possible et cibler les tissus cardiaques concernés. Les tests seront effectués par la FDA sur 160 patients aux États-Unis, dès l’automne prochain.