Les États-Unis cherchent à dissuader les entreprises des secteurs mobile et Internet se situant dans des pays alliés, d’utiliser les installations télécoms 5G du chinois Huawei, d’après le Wall Street Journal. Après avoir eux-mêmes, interdit le constructeur chinois de droit de cité aux États-Unis. Cette mise en garde suit celle de l’Australie qui avait récemment interdit à Huawei, d’installer son équipement dans le pays. Les principales inquiétudes des autorités australiennes, et donc aujourd’hui américaines, tiennent à la cybersécurité des données sensibles.

En effet dans nombre de pays alliés, les États-Unis possèdent des installations militaires, où les soldats utilisent les bornes de réseaux téléphoniques locales. Même s’ils disposent de leurs propres installations et de canaux sécurisés, pour des informations classées sensibles. Les américains craignent donc que les chinois, avec l’avènement du réseau 5G, des maisons connectées et de l’ensemble des installations à réaliser, tentent de s’implanter dans le maximum de pays. Ce qui pourrait simplifier un espionnage asiatique sur les communications mondiales.

Seul problématique pour les États-Unis, il n’existe pas pour le moment de réelles alternatives au matériel chinois, face à la tâche gigantesque que représente le déploiement de la 5G dans le monde. Huawei étant l’homme fort du marché mondial des équipements de télécommunication avec une part de 22% sur le secteur. De son côté, le Finlandais Nokia possède 13%, et 11% pour le Suédois Ericsson, selon les chiffres du quotidien américain.

C’est aussi ce qu’a déclaré Neil McRae, responsable de l’architecture réseau de l’opérateur britannique BT, lors d’un événement organisé par Huawei, cette semaine à Londres : « Il n’y a qu’un seul véritable fournisseur de matériel 5G pour le moment et c’est Huawei ».