La note est salée pour Zoom. L’entreprise faisait l’objet d’une plainte collective par des utilisateurs de la plateforme à propos de la protection de leur vie privée. Cela concernait également le zoombombing, lorsque des inconnus s’introduisent dans une réunion en cours pour la perturber avec des images pornographiques ou à caractère haineux. Le 1er août, la firme a finalement accepté de payer 85 millions de dollars pour mettre fin au litige. L’accord à l’amiable doit être approuvé par la juge fédérale Lucy Koh en Californie.

L'entreprise s’engage à effectuer des changements pour améliorer la sécurité

En mars 2020, en Californie, plusieurs utilisateurs du service de visioconférence ont déposé une plainte groupée contre l’entreprise. Ils soutenaient qu’elle partageait leurs données de façon inappropriée, et sans leur consentement. Selon eux, elles étaient envoyées à d’autres sociétés, comme Facebook, Google et LinkedIn, utilisant ce logiciel tiers.

Bien que Zoom ne reconnaisse pas officiellement ces actions, la firme s’est engagée à opérer “une douzaine de changements majeurs dans ses pratiques afin de renforcer la sécurité des réunions et la protection des données privées", est-il écrit dans l'accord.

La sécurité de Zoom au cœur des spéculations

Ces conséquences font suite aux nombreux problèmes accumulés début 2020, lors de sa brusque croissance. L’application était déjà accusée de transmettre les données des utilisateurs à Facebook et le zoombombing était dès lors un souci récurrent. Pour régler celui-ci, Zoom avait décidé de masquer l’identifiant des réunions, afin d’éviter les fuites. Tous ces éléments, ainsi que la mauvaise gestion des données personnelles, avaient amené Michael Drieu, l’un des actionnaires de Zoom, à poursuivre l’entreprise en justice.

Pour faire face à ces incidents, la firme s’était entourée d’experts en cybersécurité tout en déployant une nouvelle mise à jour pour améliorer la vie privée. Elle s'était aussi dotée du chiffrement de bout-en-bout, attendu autant par les usagers lambda que les professionnels.

"La confidentialité et la sécurité de nos utilisateurs sont des priorités absolues pour Zoom, et nous prenons au sérieux la confiance qu’ils nous accordent", a déclaré un porte-parole de la société à l’AFP. Zoom n’est pas tiré d’affaire et devra faire face à une nouvelle audience pour ce litige, prévue pour octobre 2021.