« Merci, président Cicilline, membre de classement Sensenbrenner et membres du sous-comité. Je suis Jeff Bezos. J’ai fondé Amazon il y a 26 ans avec la mission à long terme d’en faire l’entreprise la plus centrée sur le client au monde », voilà les premières phrases de Jeff Bezos devant le comité de la Chambre des représentants des États-Unis. En effet, le PDG de la société de e-commerce est entendu ce jour pour des questions antitrust, au même titre que les autres patrons des GAFA.

« Ce n’est pas un hasard si Amazon est né dans ce pays », selon Jeff Bezos

Dans un morceau du discours de Jeff Bezos publié sur le blog d’Amazon, le PDG raconte son histoire, avec des éléments assez personnels. Il met en avant qu’il est né lorsque sa mère était au lycée, à l’âge de 17 ans et que son père adoptif avait alors émigré de Cuba. Ces deux proches du PDG ont figuré, bien plus tard, parmi les premiers investisseurs d’Amazon. Ces éléments, le PDG les intègre dans le processus de création du concept d’Amazon. Cela le conduit d’ailleurs à indiquer que « ce n’est pas un hasard si Amazon est né dans ce pays. Plus que tout autre endroit sur Terre, de nouvelles entreprises peuvent démarrer, croître et prospérer ici aux États-Unis ».

Et c’est là toute l’histoire de l’entreprise. Le concept a été pensé en 1994, et aujourd’hui, Bezos compte bien indiquer au sous-comité antitrust que la société emploie un millions de personnes, qu’elle propose un marché en ligne qui répond aux attentes des clients, en plus d’être une solution proposée aux vendeurs tiers. Ces entrepreneurs indépendants qui collaborent avec Amazon peuvent, pour certains, gagner plus de 100 000 dollars chaque année, en vendant leurs produits sur la plateforme de e-commerce.

Plus globalement, Bezos précisera pour la défense d’Amazon, que l’entreprise est aujourd’hui devenue « grande » mais surtout qu’elle a généré plus d’un billion de dollars. Et surtout, qu’au fil des années sa priorité est restée la même : continuer de plaire aux clients.

Amazon : une excellente entreprise américaine « grâce à sa philosophie »

Nous pouvons constater que dans son discours, Jeff Bezos prévoit de souligner l’importance de la philosophie « Day One » de l’entreprise. C’est ce qui a donné à Amazon « à la fois la portée et les capacités d’une grande entreprise et l’esprit d’une petite entreprise ». Ainsi, le PDG précisera que même si Amazon est le sujet de critiques, l’entreprise a néanmoins réussi à gagner la confiance des consommateurs dans le monde entier.

Récemment accusé de copier les produits de ses vendeurs tiers, mais en Europe cette fois, Amazon semble savoir se remettre en question. En effet, c’est ce que laissent penser les mots du patron, « Lorsque nous sommes critiqués, nous nous écoutons et nous regardons dans le miroirs. Si les critiques sont justifiées, nous changeons. Lorsque nous faisons des erreurs, nous nous excusons ».

Dans l’ensemble, nous remarquons qu’encore une fois, la clé du discours va être d’appuyer le caractère patriotique de l’entreprise. Cette stratégie est également celle de Mark Zuckerberg, le patron de Facebook.