Après Adidas, Coca-Cola, Starbucks ou encore Microsoft, c’est au tour de Disney de rejoindre le mouvement de boycott la firme et ainsi de réduire « drastiquement » ses dépenses publicitaires sur les différents réseaux sociaux de Mark Zuckerberg, nous apprend le Wall Street Journal qui cite des « sources proches de la situation« .

Pourquoi les marques boycottent-elles Facebook ?

À la fin du mois de juin 2020, de nombreuses associations américaines de défense des droits civils se sont mobilisées pour lancer ensemble une campagne d’envergure baptisée « Stop Hate For Profit« , soit « Stop à la haine pour le profit » en français. L’objectif : s’attaquer aux revenus de Facebook en appelant les plus grandes marques à arrêter leurs dépenses publicitaires sur la plateforme pendant, au minimum, un mois. De fait, le réseau social de Mark Zuckerberg est accusé de ne pas s’engager suffisamment contre les discours haineux ou incitant à la violence.

Coca-Cola, Adidas, Microsoft, Honda, Ford, Ben & Jerry’s, HP, Puma, Reebook, Honda, Hershey, Starbucks… Ce sont des dizaines de marques qui ont accepté de rejoindre le mouvement, et les conséquences se sont rapidement fait sentir chez Facebook qui, en une seule journée, a vu ses actions chuter de 8,3%, ce qui représente une perte de 56 milliards de dollars de la valeur boursière de l’entreprise.

Disney a rejoint le mouvement en toute discrétion

De son côté, Disney a également rejoint le boycott de la firme de Mark Zuckerberg en réduisant de façon drastique ses dépenses publicitaires sur la plateforme : les publicités pour Disney+ sont en pause sur Facebook, et celles de Hulu sont en pause sur Instagram. Un important manque à gagner puisque, selon les informations du WSJ, Disney a dépensé environ 210 millions de dollars en publicités Facebook aux États-Unis durant la première moitié de l’année, et 16 millions de dollars pour Hulu sur Instagram entre le 15 juillet 2020 et le 30 juin 2020.

Facebook réagit au mouvement « Stop Hate for Profit »

En réaction au mouvement « Stop Hate for Profit », Mark Zuckerberg a annoncé, il y a plusieurs semaines déjà, que les annonces racistes, haineuses ou violentes basées sur les origines, les nationalités, les ethnies, les valeurs et les croyances seraient désormais supprimées de ses plateformes. Aussi, un porte-parole de l’entreprise a affirmé que « des milliards de dollars » étaient investis chaque année pour assurer la sécurité des utilisateurs, et que « 250 organisations suprémacistes blanches » avaient été récemment bannies de Facebook et Instagram. Enfin, le réseau social a affirmé qu’il continuerait de « travailler avec des groupes de défense des droits civiques » afin de faire de sa plateforme un endroit encore plus sûr.