Le laboratoire européen de recherche nucléaire (CERN) se lance sur la piste du Covid-19. Dans le cadre du projet [email protected], le CERN vient de décider de fournir 10 000 cœurs d’ordinateurs pour participer à la recherche d’un traitement contre le Covid-19.

Le CERN devient contributeur du projet [email protected]

[email protected] est un logiciel fonctionnant aussi bien sous Windows que sous macOS ou Linux. Il s’agit d’un programme qui permet à un ordinateur de travailler sans que vous vous en rendiez compte. L’idée est d’utiliser les 95 % de la puissance inemployée d’un ordinateur personnel, pour aider à trouver des remèdes pour des maladies comme le cancer, la maladie de Parkinson, et aujourd’hui le Covid-19.

La puissance de calcul des centaines de milliers d’ordinateurs mis à disposition permet de simuler la dynamique des protéines du coronavirus et potentiellement de trouver un antidote. Avec ses 230 000 cœurs de processeur et ses 15 000 serveurs fonctionnant H24, le CERN va être d’une grande utilité au programme [email protected] Le CERN devient le 87 ème contributeur au projet. À ce jour, la puissance totale du projet [email protected] est de 2,4 exaFLOPS (2,4 quintillions (ou un milliard de milliards) de calculs par seconde).

Les simulations informatiques peuvent faire la différence

Un porte-parole du laboratoire de recherche nucléaire a déclaré ceci :

“Comme d’autres virus, le virus responsable du Covid-19 possède des protéines qui sont utilisées pour supprimer le système immunitaire des hôtes, ainsi que des protéines pour l’auto-réplication. [email protected] soutient les travaux visant à mieux comprendre ces protéines, ce qui constitue un premier pas important vers la mise au point de nouveaux médicaments qui pourraient inhiber leur fonction, et donc arrêter le virus”.

Comme on pense désormais que le Covid-19 a de grandes chances de devenir saisonnier, un remède serait clairement le bienvenu. Selon Jin Qi, directeur de l’Institut de biologie pathogène à l’Académie des Sciences médicales de Chine, a ainsi déclaré :

« Il s’agit probablement d’une épidémie qui va coexister avec l’Homme pendant longtemps, qui va devenir saisonnière et se maintenir de le corps humain ».

De très nombreux acteurs se sont désormais lancés au secours de la recherche, mais l’ampleur que prend le programme [email protected] pourrait bien tout changer. Le CERN est convaincu que les simulations informatiques ont un rôle important à jouer “pour déterminer comment la structure tridimensionnelle des protéines peut changer au fil du temps”.