Au début de l’année 2017, Microsoft lançait Remix 3D, un outil qui permettait aux internautes de parcourir et de télécharger des objets 3D. Ce lancement était une réponse à la plateforme Poly de Google et Spoke de Mozilla. Finalement Microsoft prend la décision de fermer son outil Remix 3D et annonce son retrait définitif pour le le 10 janvier 2020.

Un échec qui devrait profiter à Google

Un message en haut de la page d’accueil du site web de Remix 3D confirme cette information. L’entreprise ne semble pas tout à fait satisfaite de son outil. En réponse aux questions d’utilisateurs, Microsoft leur conseille de se tourner vers sa plateforme OneDrive pour continuer à travailler avec des objets en 3D. D’après l’entreprise, il s’agit de “la plateforme idéale pour partager vos modèles 3D”.

Vraisemblablement, la plateforme Poly de Google était trop puissante. En effet, la bibliothèque de l’entreprise américaine a été intégralement pensée pour la réalité augmentée et la réalité virtuelle. Elle est également compatible avec Tilt Brush et Blocks, deux autres outils de Google. Des millions de modèles sont disponibles dans cette bibliothèque, de la fusée au synthétiseur en passant par le cornet de glace. Il est possible de télécharger directement le fichier OBJ, ou de remixer la plupart des modèles.

Le 3D : un élément clé pour le développement des GAFA

C’était dans le cadre d’une mise à jour de Windows 10, que Microsoft déployait son outil dédié au 3D. La plateforme permettait le stockage de ressources 3D en ligne ainsi que leur téléchargement vie Point 3D. Une fonctionnalité de “Mixed Reality” permettait même aux adeptes de Remix 3D de projeter leurs objets dans le monde réel à l’aide d’une caméra connectée.

Si vous utilisez Remix 3D, vous pourrez télécharger des modèles 3D jusqu’au 7 août 2019, ensuite il sera trop tard. Difficile d’imaginer comment Microsoft compte rebondir suite à cet échec. La conception d’éléments en 3D par le grand public est pourtant un élément clé dans le développement des grandes entreprises technologiques.