Accusé de vol de secrets commerciaux, Huawei plaide non coupable
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Accusé de vol de secrets commerciaux, Huawei plaide non coupable

Accusé de vol de secrets commerciaux, Huawei a plaidé non coupable ce jeudi devant la cour fédérale de Seattle. La date d'ouverture du procès a pour sa part été fixée à mars 2020.

Ce jeudi, devant la cour fédérale de Seattle (État de Washington), Huawei a plaidé non coupable. La firme est depuis plusieurs années accusée de vol de secrets commerciaux par l’opérateur américain T-Mobile, elle devra répondre d’un total de 10 chefs d’inculpation distincts devant cette même cour, en mars 2020, date à laquelle s’ouvrira pour de bon le procès. Huawei est par ailleurs accusé de fraude et d’obstruction à la justice. On apprend d’Associated Press (via Engadget) que le géant chinois des télécoms, numéro deux mondial sur le marché du smartphone, encoure une amende de 5 millions de dollars. Une somme trois fois supérieure à la valeur du secret commercial supposément dérobé à T-Mobile.

Ce procès fait écho à la longue suite de démêlés judiciaires et politiques qui opposent Huawei aux États-Unis ainsi qu’à certaines entreprises américaines. Il s’inscrit par ailleurs dans la guerre économique engagée contre la Chine par Donald Trump, depuis son arrivée dans le bureau ovale.

Huawei également en procès à New-York pour ses accords supposés avec l’Iran

Comme le rappelle AP,  le groupe chinois a par ailleurs été épinglé par la cour fédérale de New-York, cette fois au travers de 13 chefs d’inculpation. La firme y est notamment accusée d’avoir tenté de dissimuler aux banques son degré de compromission avec l’Iran. D’après la justice américaine, Huawei aurait en effet signé des accords commerciaux avec la République islamique menée par Hassan Rohani, ignorant de fait les lourdes sanctions internationales toujours imposées à Téhéran. Ces accusations résultaient en fin d’année dernière à l’arrestation, au Canada, de Meng Wanzhou, directrice financière de Huawei, en vue d’une extradition aux Etats-Unis. Sur ce dossier aussi, Huawei nie en bloc.

L’affaire qui inquiète aujourd’hui la marque, et dont elle devra ce soucier tout particulièrement l’année prochaine, remonte pour sa part à 2013 – note Engadget. Un employé de Huawei aurait pris des mesures, ainsi que des photos de Trappy, un robot testeur de smartphone, propriété de T-Mobile. Ces photos et mesures auraient par la suite été envoyées en Chine.

Huawei a fait savoir jeudi à la cour fédérale de Seattle que l’employé en question a été renvoyé, et assure qu’il avait agit seul, indépendamment du bon vouloir de l’entreprise. Cette affaire avait déjà fait l’objet, en 2017, d’un premier jugement en faveur de T-Mobile. Huawei avait alors été condamné à verser à l’opérateur 4,8 millions de dollars en dommages et intérêts.

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