9,2 milliards de dollars, c’est le bénéfice net dégagé par la firme de Mark Zuckerberg au troisième trimestre, soit 17 % de plus qu’il y a un an, à la même période. Une bonne nouvelle lorsque l’on sait que l’entreprise est au centre d’une multitude de polémiques.

Des résultats très positifs depuis quatre trimestres

Lors du dévoilement des résultats trimestriels de Facebook, Mark Zuckerberg, fondateur et PDG de la multinationale, a affirmé que son entreprise « avait bien progressé » et que sa communauté « continuait de croître ». En 2020, les bénéfices de la firme pour le troisième trimestre étaient de 7,8 milliards de dollars contre 9,2 milliards en 2021. Même si ce profit est loin d’être un record pour la firme, il s’agit de la quatrième fois consécutive que la société voit son bénéfice net dépasser la barre des 9 milliards de dollars.

De plus, en deux ans, Facebook a gagné 307 millions d’utilisateurs supplémentaires dans le monde. La part d’utilisateurs actifs a grimpé de 6 % et se rapproche de la barre des 3 milliards. Toutefois, ces nouveaux usagers ne viennent ni d’Europe ni d’Amérique du Nord où le nombre de comptes stagne à 308 millions pour l’Europe et 196 millions pour les États-Unis et la Canada.

Facebook au cœur de la tourmente malgré ses profits intéressants

Ces chiffres positifs contrastent avec les nombreux scandales et polémiques existant autour de Facebook. Au début du mois d’octobre, Frances Haugen, une ancienne ingénieure du groupe, s’est attaquée à Facebook. Elle affirme que les équipes du réseau social connaissent les problèmes de ses algorithmes, mais fait en sorte de les ignorer en partie afin d’engranger plus de bénéfices. L’entreprise a nié ces accusations et a préparé une défense pour contrer l’ensemble des arguments avancés par la spécialiste.

La multinationale devra également s’acquitter d’une amende auprès de l’autorité de la concurrence britannique (CMA). Cette dernière évoque la concurrence déloyale du géant dans le marché de la publicité en ligne avec le rachat de Giphy. La CMA poursuit son enquête et aucune autre décision n’a été prise pour le moment.

Plusieurs médias ont eu accès à des documents internes mettant en lumière les techniques de modération du contenu sur Facebook. Le Wall Street Journal évoque une modération plus atténuée pour les personnalités. Reuters et Le Monde pointent l’incapacité du réseau social à modérer correctement le contenu non anglophone, en particulier dans les pays utilisant la langue arabe.

La semaine dernière, Mark Zuckerberg a déclaré que Facebook changerait de nom très prochainement. L’objectif : proposer un nom en lien avec la croissance du métaverse tout en se détachant de l’image qu’elle a acquise par ses réseaux sociaux.