Qualcomm a dévoilé son chiffre d’affaires pour le dernier trimestre 2020, allant d’octobre à décembre. Le fabricant de puces a ainsi obtenu des résultats impressionnants, mais cela n’a pas empêché ses actions en bourse de chuter de manière significative.

Les ventes de Qualcomm durant ces trois mois ont généré 8,24 milliards de dollars, soit une hausse de 62% par rapport à la même période en 2019. Malheureusement pour la firme, c’est un tout petit peu plus bas que les prédictions des analystes de Wall Street qui s’attendaient à un montant de 8,27 milliards de dollars, motivées par les ventes impressionnantes d’Apple et de son iPhone 12, composé d’une puce 5G signée Qualcomm. En conséquence, les actions de la firme ont chuté de plus de 8% à l’annonce de son bilan trimestriel.

L’entreprise a été pénalisée par la pénurie de processeurs qui touche actuellement l’ensemble de l’industrie, avec notamment Taiwan Semiconductor Manufacturing Company (TSMC) qui peine à répondre à la forte demande en produisant non seulement pour Qualcomm, mais également pour Intel, AMD, Nvidia ou Apple. « Notre forte performance et nos perspectives auraient été encore plus fortes si nous n'avions pas été contraints par l'offre restreinte », assure Steve Mollenkopf, PDG de Qualcomm qui sera bientôt remplacé par Cristiano Amon.

Les bénéfices net de la société ont quant à eux doublé pour atteindre les 2,46 milliards de dollars. Lors de l’annonce des résultats, Qualcomm a par ailleurs annoncé qu’elle faisait davantage de profits avec Android qu’avec Apple, cela s’explique par le fait que l’entreprise accorde également des licences de logiciels qui accompagnent ces puces à Android, mais Apple ne les achète pas.

« Nous avons réalisé un trimestre exceptionnel, doublant nos bénéfices d'une année sur l'autre grâce à la forte demande de combinés 5G et à la croissance de nos frontaux RF, de l'automobile et des adjacences IoT, qui ont généré des bénéfices records dans notre secteur des puces. Nous restons bien positionnés alors que la rampe 5G se poursuit et que nous étendons notre feuille de route technologique de base aux industries adjacentes », a déclaré Steve Mollenkopf.

À l’avenir, Qualcomm pourrait en outre profiter des grandes difficultés rencontrées par un concurrent direct, Huawei, qui tente de se réinventer suite aux sanctions prises par les autorités américaines à son encontre.