Alors qu’aux États-Unis l’enquête antitrust menée à l’encontre de Google par le Département de la Justice s’accélère, le New-York Times nous apprend que ce sont les pratiques du moteur de recherche qui devraient être tout particulièrement au coeur de l’affaire. Selon plusieurs sources, la plainte devrait être officiellement déposée avant la fin du mois de septembre 2020.

Le moteur de recherche de Google au coeur de l’affaire

Aux États-Unis, Google est en proie à une plainte massive de la part du Département de la Justice concernant ses présumées pratiques anticoncurrentielles. Initialement, deux secteurs d’activité du géant de Mountain View étaient dans le viseur : les outils publicitaires de l’entreprise, ainsi que son célèbre et écrasant moteur de recherche. Finalement, et selon quatre sources proches du dossier qui ont souhaité préserver leur anonymat, le Département de la Justice a souhaité se concentrer uniquement sur la façon dont Google utilise son moteur de recherche de façon anticoncurrentielle pour nuire à ses rivaux et aux consommateurs.

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Pour le ministère, il s’agirait avant tout d‘un choix stratégique ayant pour objectif de frapper vite et fort. En effet, le Search de Google serait le secteur d’activité dans lequel le plus d’éléments à charge auraient été rassemblés. Parmi eux, les accords établis entre la firme de Mountain View et plusieurs autres sociétés, comme Apple par exemple, qui font de Google le moteur de recherche par défaut sur des millions d’appareils, lui octroyant ainsi un avantage écrasant sur la concurrence.

Ainsi, en se concentrant uniquement sur le Search, l’administration juridique s’assure d’avoir un dossier plus solide, et prêt à être officiellement déposé dès la fin du mois de septembre.

Un changement stratégique qui pourrait avoir d’importantes répercussions sur l’ampleur de la plainte

Néanmoins, cet important tournant stratégique pourrait avoir des répercussions sur l’ampleur de la plainte. En effet, il était prévu que plusieurs États, principalement dirigés par des Républicains, s’allient au Département de la Justice pour attaquer les pratiques anti-concurrentielles de Google ; ces derniers n’attendaient plus que de voir la plainte finale pour se décider à rejoindre le mouvement. Toutefois, et toujours selon les informations du New-York Times, ces changements de dernière minute auraient exposé des « failles politiques » qui pourraient décourager plusieurs États de se joindre finalement à la plainte.

À l’heure actuelle, le Département de la Justice continue tout de même de présenter son dossier pour convaincre les procureurs généraux des États, mais aurait affirmé auprès de deux sources être prêt à s’engager dans des poursuites, même sans leur soutien. Une détermination qui devrait aboutir dès la semaine prochaine, avec le dépôt officiel de la plainte à l’encontre du géant appartenant à Alphabet.