Un médecin sur trois pratiquerait actuellement la téléconsultation. Qu’ils soient généralistes et spécialistes, ils sont de plus en plus consultés en téléconsultation, en ces temps de confinement. Si le concept existait déjà avant la pandémie de Covid-19, il s’est largement démocratisé depuis le mois de mars.

La digitalisation des consultations s’envole en peu de temps

Comme le rapporte 01net, en février, seul un médecin sur dix exerçait en téléconsultation. Au mois de mars, ils étaient un médecin sur trois. La consultation à distance, via un appel vidéo, a été la solution de facilité pour continuer d’obtenir un avis médical sur un souci de santé, en évitant de se déplacer.

Auparavant, le concept séduisait visiblement moins et était logiquement largement moins utilisé. Aujourd’hui, afin de faire face à la sollicitation du services, la sécurité sociale a simplifié les modalités de remboursement de ce type de consultations. Auparavant, elle ne prenait en charge que 70% du montant de ces consultations, tandis qu’aujourd’hui, elle les prend en charge intégralement. Par ailleurs, ces consultations initialement en vidéo sont aujourd'hui possible simplement par téléphone, de façon à faire profiter ce service à un maximum de personnes. Ces modalités sont en place jusqu’au 31 mai et ont été établies par les décrets des 10 et 19 mars.

Doctolib dépasse un cap record de téléconsultations dans une même journée

En 2018, Doctolib annonçait le lancement des consultations en ligne prévues pour 2019, il rachetait au passage son concurrent Mondocteur. Aujourd’hui, et surtout depuis l’annonce du confinement, un grand nombre de patients font appels à ses services. Le nombre de rendez-vous pris en téléconsultation s’est multiplié par 100 en un mois seulement. Le 30 mars, un cap a même été franchi, la plateforme a enregistré un total de 100 000 téléconsultations.

Du côté de la sécurité sociale, pas moins de 486 369 téléconsultations en ligne ont été enregistrées entre le 23 et 29 mars. Voilà qui est prometteur pour le service en ligne, reste maintenant à voir si, une fois le confinement terminé, les patients garderont pour habitude de téléconsulterer lorsque la situation s’y prête.