Depuis un certain temps maintenant, un procès oppose Facebook et plusieurs agences de publicités. L’an dernier, ces agences estimaient que le réseau social avait surestimé, pour ne pas dire gonflé ses statistiques de vues de vidéos. Pour réparer le préjudice, l’entreprise de Mark Zuckerberg avait été condamnée à payer 40 millions de dollars. Aujourd’hui, de nouvelles accusations sont portées au réseau social : Facebook aurait volontairement déformé ces données.

Facebook trahit par des emails de ses employés

Les employés de Mark Zuckerberg savaient que la société surestimait ses chiffres d’audience publicitaire. Pire, ils s’en inquiétaient. C’est en tout cas ce que révèle le Wall Street Journal. Les faits remontent à 2018, lorsqu’un patron d’entreprise décide de poursuivre le réseau social de la cour fédérale de San Francisco. Des employés de Facebook, alertés par cette plainte, auraient fait part de leurs craintes à leurs collègues, demandant par exemple, par mail “Combien de temps pouvons-nous nous en tirer avec la surestimation de la portée”.

Déjà, Facebook avait expliqué que ses chiffres étaient des estimations et que jamais elles n’avaient été prévues comme des garanties précises. L’entreprise avait, par le passé, précisé que ces données ne pouvaient pas nuire, de manière plausible, aux clients et avait à l’occasion nié ces accusations. Mais, des échanges écrits montrent malgré tout l’inverse… Précisément que les équipes de Facebook savaient que les données étaient gonflées et ce sont ces types d’éléments qui ont été ajoutés à la plainte la semaine dernière.

Ce ne sont pas les premières accusations de ce genre pour le réseau social

Comme le rapporte le Wall Street Journal, ce n’est pas la première fois que Facebook est accusé de gonfler ses données d’audience. En 2016, l’entreprise américaine avait même avoué avoir surestimer le temps de visionnage des publicités vidéos. Elle avait accepté d’admettre son erreur, affirmant que les calculs faits avec ses paramètres n’avaient pas été pertinents. Facebook avait alors rapidement réglé le procès démarré par les annonceurs.

Aujourd’hui, les nouvelles accusations sont semblables à celles de 2016, mais pour l’heure la plateforme a visiblement décidé de nier les faits. Cependant, il y a tout juste un an, la méthode de calcul de la portée de Facebook a été modifiée en interne, et cela n’est sans doute pas sans raison. Il reste donc maintenant à voir comment réagira Facebook face aux preuves apportées par les annonceurs.