S’il est commun de trouver de la vapeur d’eau sur des planètes gazeuses comme Jupiter, Saturne ou encore Neptune, il est beaucoup plus rare d’en trouver sur une planète rocheuse. Pourtant, une équipe de l’Institut de recherche sur les exoplanètes de l’Université de Montréal vient de faire cette découverte sur l’exoplanète K2-18 b.

Y a-t-il de la vie sur K2-18 b ?

Il y a de la vapeur d’eau et peut-être même de l’eau. Le monde de la science est particulièrement enthousiaste à l’idée de cette découverte. Les chercheurs de Montréal expliquent que K2-18 b pourrait bien être habitable et habitée grâce à la présence de vapeur d’eau trouvée à sa surface.

Sur cette exoplanète, on trouverait également de l’hydrogène et son emplacement dans la zone Goldilock, une zone est ni trop chaude ni trop froide, suffisamment éloignée d’une étoile, est parfait. Voilà qui renforce les chances que de la vie ait pu s’y développer.

Les scientifiques tiennent à préciser que même si cette exoplanète présente de nombreuses caractéristiques qui laissent penser qu’elle peut être habitable, ce n’est pas nécessairement le cas. Son atmosphère est épaisse ce qui signifie qu’il y a beaucoup de pression. Typiquement, les humains ne pourraient pas marcher à la surface de cette planète, mais cela n’empêche pas à d’autres formes de vie de s’y développer.

Les années 2020 vont faire progresser l’observation spatiale

K2-18 b pourrait même avoir des nuages de pluie. Au fur et à mesure que l’eau se condense en liquide, des gouttes tombent vers le noyau, puis reviennent au gaz lorsque la pression atmosphérique augmente. Voilà qui ressemble à un processus bien connu sur Terre. Le gaz remonte jusqu’à la couche nuageuse et le cycle se répète. Les scientifiques s’impatient à l’idée que le télescope spatial James Webb débarque. C’est prévu pour 2021 et cela pourrait bien changer radicalement le domaine de l’observation spatiale.

En effet, c’est certain : un examen plus détaillé à l’aide du télescope spatial James Webb aidera clairement à confirmer la présence de pluie sur cette exoplanète et permettra aux chercheurs de trouver encore plus de planètes semblables à la Terre. Chaque décennie a son lot de découvertes. Espérons que 2020 soit celle où nous découvrirons que la Terre n’est pas aussi unique que nous le croyons actuellement.