Le concepteur de puces britannique Arm et son propriétaire, SoftBank, préparent depuis plusieurs mois une introduction en Bourse. Peu d’informations existent sur où et quand cette opération aura lieu. Néanmoins le travail continue avec le recrutement le 26 septembre d’un nouveau directeur financier, Jason Child.

Arm recrute pour une « éventuelle introduction en Bourse »

René Haas, le PDG d’Arm, a chaleureusement accueilli son nouveau directeur financier, « Jason est un leader expérimenté dans le domaine des finances et de la technologie. Sa grande expérience de la gestion financière des entreprises publiques et de l'exécution des introductions en Bourse sera très précieuse pour préparer une éventuelle introduction en bourse ».

Les trente ans d’expérience de Child sont salués, notamment ses divers postes de responsables financiers chez Amazon, y compris comme directeur financier d’Amazon International. Il a également participé à l’introduction en Bourse de Groupon et était depuis quatre ans et demi directeurs financiers de la multinationale de logiciel Splunk.

En plus d’un nouveau directeur financier, Arm a également présenté deux nouveaux membres de son conseil d’administration. Karen Dykstra, ancienne directrice financière d’AOL et Jeff Sine, cofondateur de la société de capital investissement Raine Group. Dans l’annonce de ces arrivées, « une éventuelle introduction en Bourse » est également mentionnée.

Cette « éventuelle introduction en Bourse » est la piste privilégiée par SoftBank, propriétaire d’Arm, depuis l’échec du rachat du concepteur de puces par Nvidia en février 2022. La perspective d’une réunion des deux entreprises avait hérissé le poil des autorités de la concurrence du monde entier.

L’avenir du concepteur de puces en suspend

Depuis l’aboutissement de l’opération, tarde. SoftBank est en proie à des difficultés avec la branche chinoise d’Arm : son PDG s’accroche à son poste. Le groupe japonais doit également composer avec des inquiétudes politiques. Le Royaume-Uni ne veut pas laisser partir sa pépite aux États-Unis. Pourtant, c'est le scénario favori de Masayoshi Son, patron de SoftBank.

La toute nouvelle première ministre britannique, Liz Truss, a déjà déclaré qu’elle n’avait pas renoncé à obtenir une double cotation d’Arm, à Londres et New York. Avant son rachat par SoftBank en 2016 pour 32 milliards de dollars, c’était la situation du concepteur de puces.

La situation économique globale est venue compliquer encore la situation. La valorisation d’Arm, estimée à 60 milliards de dollars début 2022, pourrait souffrir de la crise qui guette. Depuis la proposition de rachat de Nvidia, la cession d’Arm ressemble à un parcours semé d’embûches pour SoftBank.