D’après une estimation d'analystes, Google devrait débourser 15 milliards de dollars à Apple en 2021 pour s'assurer d'être toujours le moteur de recherche par défaut au sein de ses produits. Une somme qui ne cesse d’augmenter année après année, mais qui ne paraît pas viable sur le long terme.

Google, le moteur de recherche n°1 dans le monde, est prêt à toutes les folies pour conserver son trône. Depuis 2005, Google a signé un accord avec Apple pour être le moteur de recherche par défaut sur Safari. Il s’agissait à l’époque d’un partenariat relativement confidentiel puisqu’il ne portait que sur les Macs. Mais avec l’avènement de l’iPhone et des autres appareils siglés d’une pomme, le montant du partenariat ne cesse d’augmenter. De 1 milliard de dollars en 2014, le montant payé par Google serait passé à 10 milliards de dollars en 2020 puis à 15 milliards de dollars en 2021. D’après l’analyste ce montant pourrait même atteindre les 20 milliards de dollars en 2022.

La note suggère que Google a proposé le montant de 15 milliards de dollars pour s'assurer que Microsoft ne puisse surenchérir, et ainsi conforter sa place. Un rapport du New York Times explique en effet que la moitié du trafic de Google proviendrait des appareils Apple. On comprend tout de suite mieux les sommes déboursées par la firme de Mountain View. En 2020, les revenus liés à la publicité de recherche ont atteint 104 milliards de dollars, soit 71% des revenus publicitaires totaux et 57% des revenus d'Alphabet. Côté Apple c’est le jackpot puisque d’après la note, si ces paiements cessaient, cela aurait un impact de 4 à 5 % sur les bénéfices d’Apple.

La question désormais est de savoir si ce deal va pouvoir durer. Apple et Google pourraient être confrontés à des problèmes de réglementations. Google étant attaqué de toutes parts pour abus de position dominante elle devra à terme lâcher du lest sous peine de devoir payer des amendes faramineuses. Par ailleurs, la firme de Cupertino réfléchit à remplacer Google Search par sa propre solution comme elle l’avait fait avec Plans, venu remplacer Google Maps. Elle aurait en effet tort de se priver de son indépendance.