Le Financial Times a rapporté le 28 juillet que le géant des réseaux sociaux, Facebook, décide de poursuivre l’Union européenne en justice. L’entreprise de Mark Zuckerberg estime que les régulateurs européens ont porté atteinte à la vie privée de ses employés.

Le géant des réseaux sociaux ne compte pas se laisser faire

Selon la direction du réseau social, c’est au cours d’auditions qui se sont tenues dans le cadre de deux enquêtes antitrust, que les régulateurs européens se seraient montrés trop gourmands. Facebook affirme que les auditeurs européens auraient posé des questions dépassant le cadre des enquêtes dont il était question. Le réseau social a pour cette raison demandé que le Tribunal général du Luxembourg intervienne, selon le rapport du Financial times.

L’Union européenne enquête actuellement sur la manière dont Facebook collecte et tire profit des données personnelles de ses utilisateurs. Le groupe de surveillance de la concurrence de l’Union européenne déclarait il y a quelques mois que :

“Ces enquêtes concernent la manière dont les données sont collectées, traitées, utilisées et monétisées, y compris à des fins publicitaires”.

Selon Facebook l’Union européenne réclame des informations personnelles sur les employés

Selon l’Union européenne, d’importantes quantités de données seraient stockées par les géants du numérique notamment américains, dont Facebook. Dans le cadre de cette enquête, le réseau social aurait déjà fourni pas moins d’1,7 million de pages et de documents, y compris des e-mails internes, en réponse à de multiples demandes d’information des régulateurs européens. Tim Lamb, l’avocat général adjoint de Facebook, a déclaré que :

“Nous coopérons avec la Commission et nous nous attendons à leur fournir des centaines de milliers de documents. Mais la nature exceptionnellement large des demandes de la Commission signifie que nous serions tenus de remettre des documents pour la plupart non pertinents et qui n’ont rien à voir avec les enquêtes de la Commission”.

Selon l’avocat de Facebook, les régulateurs de l’Union européenne réclameraient des informations personnelles sensibles, comme que des informations médicales sur les employés concernés par les auditions, des documents financiers personnels ou encore des informations privées sur les membres de la famille des employés.

Pour Facebook, tout cela dépasse le cadre de l’enquête initiale. Le réseau social est convaincu que la Commission européenne ne devrait pas avoir le droit d’aller aussi loin dans ses réclamations, surtout quand il s’agit de la vie privée des employés.