Alors que la pandémie de Covid-19 se propage dans le monde, ses effets sur l’économie et les entreprises ne cessent de se faire ressentir. Comme beaucoup d’autres secteurs, l’IT ne devrait pas s’en sortir sans y laisser des plumes. Gartner annonce dans un nouveau rapport que les dépenses des DSI vont ainsi chuter de 8% en 2020.

À rebours de ses prévisions de janvier 2020 qui annonçait une augmentation des dépenses IT de 3.4% cette année, l’entreprise américaine de recherche et de conseil prévoit une baisse de 300 milliards de dollars dans les dépenses informatiques, faisant passer celles-ci de 3 760 milliards de dollars en 2019 à 3 460 milliards de dollars en 2020. La crise est passée par-là entre-temps.

La récession économique mondiale générée par la pandémie amène les directions techniques à privilégier les services jugés “critiques” au détriment des projets et initiatives portant sur la croissance ou la transformation digitale.

Les DSI sont passés à l’optimisation des coûts d’urgence, ce qui signifie que les investissements seront réduits au minimum et privilégieront les opérations qui permettent de maintenir l’activité, ce qui sera la priorité absolue de la plupart des organisations jusqu’en 2020“, a ainsi déclaré John-David Lovelock, vice-président de la recherche au Gartner, avant de poursuivre : “La reprise ne suivra pas les schémas précédents, les forces à l’origine de cette récession créeront des chocs tant du côté de l’offre que de la demande, alors que les restrictions sanitaires, sociales et commerciales commenceront à s’atténuer“.

Des domaines inégalement touchés

Si le secteur et ses sous-domaines vont connaître un déclin, certains vont être plus touchés que d’autres.

évolution des dépenses mondiales IT de Gartner

Quand on regarde à une échelle plus fine, des sous-segments devraient toutefois “profiter” de la crise notamment en raison de l’essor du travail à distance. Les services de Cloud public devraient ainsi être en croissance (19%), la téléphonie et la messagerie cloud devraient voir également leurs dépenses respectives augmenter de 8,9% et 24,3%.