Plus tôt en mars : Israël faisait le choix de déployer une technologie, habituellement utilisée pour lutter contre le terrorisme. Celle-ci avait pour objectif d’aider le pays à faire face à l’épidémie de Covid-19. Aujourd’hui, c’est un pas en arrière qui est fait puisque la technologie de traçage via le téléphone mobile vient d’être mise à l’arrêt, à minima temporairement.

L’objectif initial était de contenir l’épidémie

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, avait un objectif principal qui était de limiter au maximum la propagation du virus et ainsi ne pas se laisser déborder par l’épidémie. La technologie déployée devait donc permettre de localiser des personnes ayant été en contact avec d’autres, porteuses du virus. Une annonce qui avait soulevé des inquiétudes notamment envers la protection de la vie privée.

Le traçage des données de localisation des personnes via leur téléphone portable semble aussi être un moyen d’alerter les autorités du non respect du confinement. L’utilisation de cette technologie est désormais suspendue. Depuis hier, mercredi, suite à la décision d’une commission de contrôle parlementaire qui a mis en avant plusieurs problèmes de confidentialité.

Le porte-parole du comité a indiqué que depuis le déploiement de la technologie, la police avait effectué environ 500 vérifications au hasard chaque jour, sur la base d’une liste fournie par le ministère de la santé, liste où étaient inscrites 13 500 personnes. Cependant, la technologie implique un trop grand nombre de la violation de la vie privée. Le comité précise que les avantages sont moins nombreux que les inconvénients et c’est là, la raison de leur choix.

Israël continue d’utiliser la technologie de l’agence de sécurité nationale

Shin Bet est le service de sécurité intérieur du pays et il propose une technologie qui implique le suivi téléphonique. Celle-ci continue d’être utilisée et elle permet de cartographier les mouvements des malades et d’identifier les autres personnes les ayant côtoyé. Plus sécurisée que la technologie normalement utilisée pour la lutte contre le terrorisme, cette technologie supprime les informations récoltées au bout d’une semaine.

À terme cependant, il se pourrait que le pays soit contraint de revoir ses plans, encore une fois, afin de respecter encore un peu plus la vie privée de ses citoyens.