Cette action orchestrée par la police népalaise est certainement le plus grand coup de chapeau jamais réalisé dans le pays. En effet, au Népal, les autorités viennent d’arrêter 122 ressortissants chinois pour soupçons de cybercriminalité et de fraude bancaire.

Le Népal frappe un grand coup

Si nous sommes souvent habitués à observer des “rafles” orchestrées par la Chine contre le Népal, ne vous y trompez pas, cette fois-ci ce sont bien les autorités népalaises qui ont mené une action de grande envergure pour stopper des ressortissants de l’empire du milieu. Ils sont précisément 122 cybercriminels à avoir été arrêtés. La police a indiqué que ces chinois, avec un simple visa de touriste, étaient observés depuis plusieurs semaines après que des indicateurs les aient dénoncés.

Le chef de la police de Katmandou, capitale du Népal, Uttam Subedi, a déclaré que 122 hommes et femmes chinois ont été arrêtés lundi 23 décembre. Ils sont soupçonnés d’avoir commis des actes liés à un réseau de cybercriminels chinois, mais aussi d’avoir piraté des guichets automatiques de banque, au Népal. Les membres de l’ambassade de Chine n’ont pour le moment pas souhaité réagir face à ces accusations.

La cybercriminalité n’a aucun secret pour les chinois

Les hackers chinois sont très actifs à travers le monde, pas seulement au Népal. Nous apprenions récemment qu’un groupe de pirates informatiques lié au gouvernement chinois, APT20, avait réussi à contourner l’authentification à deux facteurs. Dans son rapport, l’entreprise de sécurité Fox-IT explique comment ce groupe de hackers chinois a pu contourner la sécurité à double-authentification, paramètre sécuritaire normalement inviolable. Les pirates ont réussi à se connecter à des VPN protégés par une sécurité à deux facteurs. Les chercheurs néerlandais ne sont pas capables d’expliquer précisément comment les hackers ont procédé mais ils l’affirment, ils y sont parvenus.

En août, un autre groupe de pirates chinois du nom d’APT41, avait réussi à extorquer de l’argent par le biais de l’industrie du jeu vidéo. C’est ce même groupe de pirates qui s’est illettré dans le repérage des dissidents en Chine. Certains experts pensent que les hackers pourraient travailler pour le gouvernement chinois. Les chercheurs précisent à ce sujet que : “les liens d’APT41 avec les marchés souterrains et les activités parrainées par l’État peuvent indiquer que le groupe bénéficie de protections qui lui permettent de mener ses propres activités à but lucratif, ou que les autorités sont disposées à les ignorer”.