Alors qu’il y a quelques jours nous apprenions que Chandrayaan-2, le vaisseau spatial indien, se plaçait en orbite lunaire avec succès, cette fois-ci il pourrait bien alunir pour de bon. La dernière manœuvre avant l’atterrissage est prévue pour aujourd’hui. Chandrayaan-2 doit atterrir près du pôle Sud de notre satellite.

Le pôle Sud en ligne de mire

L’atterrisseur Vikram utilise 8 petits propulseurs, 5 moteurs de fusée et de nombreuses caméras embarquées pour se guider de façon autonome jusqu’à son emplacement final. Le rover indien doit se poser à environ 600 kilomètres du pôle Sud de la Lune. Cet exploit spatial pourrait faire de l’Inde la 4ème puissance lunaire. En effet, si tout se passe comme prévu, le pays rejoindra les États-Unis, la Russie et la Chine au rang des nations ayant réussi à poser un engin sur notre satellite.

Depuis très longtemps, les experts sont persuadés que ce fameux pôle Sud de la lune abrite de la glace en abondance. Les cratères ombragés en permanence permettent de conserver une température froide et donc d’éviter que la glace ne fonde. La mission indienne a pour objectif d’aller explorer cette partie du satellite. La glace lunaire pourrait théoriquement être utilisée pour alimenter les systèmes de survie des astronautes et le carburant des fusées. C’est notamment pour cette raison que la NASA veut envoyer des humains dans cette région lunaire.

L’Inde frappe un grand coup

Pour Dave Williams, scientifique de renom de la NASA : “à bien des égards, il s’agit d’un nouveau territoire à découvrir. Nous devons nous attendre à ce que cette mission indienne soit très fructueuse. Évidement nous étudions la lune depuis l’orbite, mais il n’y a rien de mieux que d’être sur place. Les données récoltées nous permettront de perfectionner les futures missions humaines au pôle Sud”.

Le 20 août dernier, Chandrayaan-2 entamait déjà des manœuvres pour se mettre en orbite lunaire. D’après l’ISRO, (l’agence spatiale indienne), il aura suffit de 1 738 secondes pour que l’opération se déroule dans les règles de l’art. La moindre petite erreur dans la vitesse d’approche aurait pu être fatale à la mission. Le vaisseau spatial aurait tout simplement pu se crasher sur la surface de la Lune. Ce n’est pas le cas et aujourd’hui : Chandrayaan-2 s’apprête à alunir et à nous révéler de nouveaux secrets lunaires.