Après Google, Apple, Meta et Microsoft, c’est IBM qui se prépare à plier bagage pour quitter la Russie. Cette décision de suspension des opérations commerciales, annoncée officiellement par le PDG de la société américaine le 30 mai, serait exclusivement motivée par la guerre en Ukraine.

Une liquidation ordonnée des activités en Russie

IBM fait partie des dernières entreprises occidentales à garder un pied en terre russe depuis le début de la guerre russo-ukrainienne. Par rapport aux autres sociétés technologiques américaines présentes sur le territoire, ses dirigeants ont tenu à analyser l’évolution de la situation avant de prendre une décision de retrait partiel ou total.

Dans son communiqué du 30 mai adressé à tous les IBMers, Arvind Krishna a rappelé la complexité de la situation en termes de protection du personnel et de leur famille. « C’est cette difficulté à garantir la sécurité et l’avenir qui m’a conduit à entamer la suspension des opérations commerciales d’IBM le 7 mars », confirme-t-il. « IBM a dû procéder à la liquidation ordonnée de ses activités en Russie, » poursuit Arvind Krishna dans son mémo.

IBM a un nouveau PDG.

Arvind Krishna, le nouveau PDG d'IBM, arrivé le 6 avril 2020. Crédit : IBM

Une opération qui ne pèse pas lourd sur la balance d’IBM

Malgré la séparation avec une main-d’œuvre locale que Krishna a particulièrement tenu à remercier, IBM n’accuse aucun manque à gagner. Le directeur financier de l’entreprise, Jim Kavanaugh, a confié à Reuters que « la Russie ne représente que 0,5 % du CA total, si l’on se réfère aux résultats de l’année passée ».

De l’autre côté du rideau, les clients russes ne souffriront pas pour leur part de cette déchirure. Reuters a mentionné qu’IBM s’est mis à dos les entreprises russes en les privant des fournitures essentielles comme les biens, logiciels, services, technologies et pièces depuis le début du conflit. Parmi ses clients, on compte des banques fédérales, des sociétés de chemins de fer et des producteurs d’énergies.