À la demande de Cédric O, secrétaire d’État chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques, l'Agence nationale des fréquences (l'ANFR) a mené une étude pour mesurer le niveau d'exposition aux ondes électromagnétiques avec la 5G. Les premiers résultats montrent que le niveau d'exposition augmente légèrement (16%) par rapport à la 4G, uniquement avec la bande de fréquences 3,5 GHz.

Une légère augmentation de l'exposition aux ondes

Les résultats de l'étude montrent une augmentation moyenne de 16% de l’exposition. À terme, l'ANFR estime que l'augmentation de l'exposition aux ondes électromagnétiques pourrait atteindre 20% dans les zones où la bande 3,5 GHz sera déployée. Cette campagne a été menée sur plus de 3000 mesures d’exposition du public aux ondes, entre 2020 et 2021.

Des mesures ont été prises à proximité de sites identifiés pour accueillir des antennes 5G, avant leur mise en service. Tandis que d'autres ont été prises au même endroit, après la mise en service de la 5G. Un moyen efficace de comparer le niveau d'exposition aux ondes électromagnétiques. Les experts de l'ANFR précisent que l'ensemble des bandes de fréquences utilisées actuellement en 5G ont été étudiées.

Alors que la consolidation du réseau 5G se poursuit en France, le secrétaire d’État chargé de la Transition numérique espère rassurer les français avec cette étude sur le niveau d'exposition aux ondes. Les bandes de fréquences 700 MHz, 2100 MHz et 3,5 GHz ont été testées. Les deux premières, considérées comme des bandes de basses fréquences, sont déjà utilisées par la la 3G et la 4G depuis plusieurs années. En revanche, la nouvelle bande de fréquences 3,5 GHz est au centre de l'attention. Elle n'est en service que depuis novembre 2020.

La bande 3,5 GHz est responsable de cette augmentation

À propos des bandes basses fréquences (700 MHz et 2100 MHz), l'étude montre que l'exposition du public aux ondes électromagnétiques reste parfaitement stable, malgré leur adaptation à la 5G. L'arrivée de cette nouvelle technologie n'a pas conduit à un changement majeur dans le niveau d'exposition.

En revanche, avec la bande de fréquences 3,5 GHz déployée exclusivement pour la 5G, l'ANFR affirme que l’exposition augmente très légèrement. L'Agence nationale des fréquences estime que la « contribution supplémentaire de cette nouvelle bande peut être évaluée à 0,11 V/m ». C'est très faible par rapport à la limite réglementaire, fixée à 61 V/m pour cette bande.

Toujours selon l'ANFR, cette bande de fréquences a une particularité qui pourrait expliquer cette légère différence d'exposition aux ondes. Elle est « équipée de nouvelles antennes à faisceaux orientables ». Ces faisceaux permettent de diriger les ondes vers les utilisateurs équipés de terminaux compatibles avec la 5G. Comme dans l'état actuel des choses, peu d'utilisateurs sont équipés, l'ANFR continuera de prendre des mesures pour s'assurer que l'exposition aux ondes n'augmente pas avec le développement du trafic.